lundi, 25 juin 2007

bousculements et conséquences

Fleurs dedans, fleurs dehors.

vendredi 23 juin, 6h30

medium_002.JPG

 

J'ose à peine encore y croire: mon gros nuage très noir s'est désagrégé encore plus vite qu'il m'avait engloutie.

Dimanche 10 juin à 11h le malheur fondait sur moi sans préavis.

Batailles intérieures et extérieures pour essayer de comprendre, d'accepter, d'apprivoiser la nouvelle donne.

Jeudi 14 à 10h15 je commettais mon premier gros achat de folie affreusement compensatoire de mon malheur tout brusque et tout neuf: la fuite au Japon racontée ci-dessous. 

Suite des batailles.

Jeudi 21 à 15h30 je commettais mon deuxième gros achat de folie pathétiquement compensatoire de mon malheur tout triste et inéluctable: un ordinateur portable trop bien pour fuir partout avec mes photos, documents, compositions en cours et connexion wifi. Payable en plusieurs fois, quand-même.

Jeudi 21 à 15h35 (sur le parking du magasin, mon carton sous le bras, donc) un coup de fil (sans fil puisque mobile) explosait, dissipait, désagrégeait, évaporait mon gros nuage.

Il m'a fallu plusieurs heures pour retomber sur mes pieds, plusieurs jours pour vraiment réaliser, et je me réveille encore la nuit en me demandant si je dois rire ou pleurer et si j'ai rêvé une chose ou l'autre, ou les deux.

Le bonheur a (re-)fondu sur moi sans crier gare, et l'épreuve lui a donné plus de force encore.

Vivre avec un bélier (je parle du signe astrologique, ne vous méprenez pas!) peut être sacrément éprouvant. Pas de demi-mesure, pas de concession, une entièreté/honnêteté d'une force redoutable, et une capacité de total-brusque-revirement vertigineuse. En cas de tempête intérieure, accrochez-vous pour suivre!

Non seulement je suis à nouveau heureuse, mais je suis sortie grandie de l'épreuve, et en plus je vais quand-même au Japon cet été, et j'ai un nouveau PC portable de feu.

Aujourd'hui 25 juin nous fêtons nos deux ans de mariage.  

11:18 Publié dans Le fabuleux destin de Br'1 | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

lundi, 18 juin 2007

aïe

(ni photos ni musique, je suis pas d'humeur)

Oui et bien non, ça ne va pas.

Mais dans les moments difficiles je n'ai pas trop tendance à m'épancher: tous mes efforts tendent à me concentrer  pour sauvegarder mon intégrité, contenir mon moi-même en un seul morceau. 

Je ne raconterai donc rien pour l'instant.

Juste une chose positive: voyant venir un été long et difficile (eh oui les enseignants ont beaucoup de vacances, le tout étant de savoir quoi en faire quand ça va mal) et ayant, ô surprise reçu un peu de pognon bienvenu, savez-vous quoi:

J'AI TOUT CLAQUÉ DANS UN ALLER-RETOUR POUR TOKYO

Ceux qui suivent se demanderont pourquoi Tokyo alors que j'apprends le chinois. C'est qu'à Tokyo il y a mon frère et sa femme japonaise, alors pour le tourisme, la langue et tout on ne fait pas plus cool.

Donc fin août, ici-même, un récit de voyage au Japon avec photos et tout et tout!

Comme quoi la vie est imprévisible mais ses chienneries peuvent avoir du bon.

Et pour répondre à certains, oui je suis restée collée au mur mais c'est pas la faute de la peinture! 

 

 

12:39 Publié dans Le fabuleux destin de Br'1 | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

jeudi, 03 mai 2007

Histoire de moi

Le sujet d'aujourd'hui, chers amis, portera sur deux tranchettes de ma ô combien personnelle vie à moi. Quelque chose d'assez particulier pour justifier la création d'une nouvelle catégorie de note(-s):

LE FABULEUX DESTIN DE BR'1

Je vais essayer de vous le faire court.

Avec une 'tite zic pour vous accompagner: Circlesong n°2 de Bobby McFerrin


podcast

Préambule pour une comprendance qu'elle sera mieux:

Ceux qui suivent savent que dans ma petite vie qui commence à se faire longuette tout de même, il y a eu Chérid'avant, qui comme son nom l'indique, a précédé Chéridemaintenant.

Ce que même ceux qui suivent ne savent pas, c'est que Chérid'avant en fait m'a quittée deux fois. La première fois, c'était au bout d'une poignée d'années ensemble, alors que nous avions un petit garçon de 3 ans mais que Chérid'avant avait encore très très peur de cette vie avec un métier, une famille et plein de choses à assumer, non non au secours. Un an et demi de réflexion plus tard, l'enfant et sa mère l'emportèrent dans son coeur et il revint, je vous passe les détails, ce sera pour une autre fois comme quoi le bonheur ça s'arrache, faut pas croire. Mais bonheur il y eut, et comment! Et pourtant 15 ans plus tard il repartit, définitivement cette fois, je vous raconterai un jour peut-être si vous êtes sages. Ou si vous êtes pas sages, c'est selon.

Car le sujet de cette note n'est pas Chérid'avant, ni même Chéridemaintenant, mais Presquechéri, l'homme qui me fit croire au destin: qu'on a même pas le choix alors qu'on le croit naïvement.

Corps de la note que là je raconte vraiment:

1ère tranchette 

Abandonnée donc que je fus la 1ère fois, après avoir pleuré/survécu tant bien que mal/assumé comme je pouvais etc (je vous fais pas un dessin, hein les jeunes mères seules d'enfants en bas âge?) bref, au bout d'un an la vie remontationna dans mes veines, mes pieds reprirent leur place par terre, mon regard revit des choses autour, et LÉZOMMES réapparurent: l'un fit battre mon coeur mais c'est dans les bras de Presquechéri, après un concours de circonstances complètement improbable mais vrai, que j'atterris, un beau soir de pleine lune d'août.

Presquechéri était presque tout ce qu'il me fallait. Un type bien, agréable, beau, adulte, intelligent, profond. Alors quoi, me direz-vous. Hé bien, d'abord il habitait à 600 bornes. Et surtout, il n'était pas pressé. Le genre à réfléchir plutôt 20 fois qu'une. A pas tomber amoureux comme ça, juste parce que ça baigne sur tous les plans, non. Il lui fallait du temps pour mentaliser les choses, les installer dans sa tête, et éventuellement les faire remonter (redescendre) dans son coeur. A l'époque ça ne s'est pas présenté en ces termes: au bout de quelques rencontres j'ai été très déçue de son manque d'enthousiasme pour notre relation que moi j'estimais carrément super, et je me suis dit que ça sentait le rateau à plein nez. Aussi quand Chérid'avant m'a demandé s'il pouvait revenir, je n'ai pas hésité une seconde! Je l'aimais toujours. J'en ai informé Presquechéri sans trop de précautions vu les circonstances, et quelle ne fut pas ma surprise de recevoir une lettre en réponse, comme quoi justement il commençait à être amoureux de moi, qu'il aurait aimé vivre avec mon fils et moi, etc...

Trop tard...

2ème tranchette

Une quinzaine d'années se passent, je revois de (très) loin en (très) loin Presquechéri, toujours célibataire, toussa. Et un beau jour Chérid'avant s'en re-va. Je pleure/... en fait c'est très différent. J'ai beaucoup changé, mûri, les enfants sont grands, j'ai un métier sympa, une vie intéressante et autonome. C'est plus une grande remise en cause qu'une détresse. N'empêche. Au bout de deux ans (un bail!) je ne peux que constater que sans homme ça ne va pas. Mais j'ai vieilli, LÉZOMMES ne se présentent plus comme ça, je suis aussi bien plus difficile, et je ne sais même pas comment on fait pour séduire à mon âge! Bref. L'idée me vient de retrouver Presquechéri, pour voir. Après tout, nous avions une histoire pas finie.

Et je le retrouve, et on se retrouve. Mais 17 ans plus tard, c'est très bizarre. Il a viré vieux garçon, et moi je ne sais pas, mais je ne lui plaît pas trop, au départ. Pourtant mon optimisme et mon enthousiasme légendaires font que oui, je suis prête à faire un tas de concessions, à supporter sa lenteur, sa mauvaise santé, ses petites habitudes. Après tout, est-ce que je vaux mieux que lui? Et c'est mieux que seule, non?

Et c'est là que tout recommence. Son peu d'enthousiasme me refroidit, au bout de quelques rencontres je ne sais plus, j'étouffe avec lui. Au cours de quelques semaines de séparation, nos conversations au téléphone ressemblent à celles de vieux frère et soeur. Je trouve que ça sent la fin de mort naturelle. Et là, je "rencontre" Chéridemaintenant. Lui, je le connais depuis longtemps, c'est un ami proche. Pourtant jamais je ne l'avais jamais vu comme un Chéri potentiel. Il a sa propre histoire d'amour calamiteuse à rebondissements, nous sommes confidents l'un pour l'autre; mais là tout à coup, quoi? C'est la grande attirance, la grande révélation, et tout vole en éclats autour de nous.

Et c'est la catastrophe intersidérale pour Presquechéri qui précisément entre temps et sans qu'on se revoie était tombé amoureux de moi. Fonctionnement qui me dépasse totalement. (il ne m'aime qu'en s'en convainquant/habituant/exhortant mentalement?)

Postambule

Avec la femme de l'histoire à rebondissements de Chéridemaintenant, ça s'est très mal passé. Avec Presquechéri, ça s'est très mal passé aussi et au milieu de tout ça , Chéridemaintenant et moi avons le net sentiment que nous n'avons PAS CHOISI. L'évènement s'est imposé à nous, le repousser était impensable. Il a été évident tout de suite que nous serions de bons compagnons l'un pour l'autre pour la suite de notre vie et que je supporterais tous ses défauts et en plus il sait tout réparer dans la maison et il fait de bons petits plats et il fait trop bien l'

Quand je m'interroge sur le lien qui existe entre Presquechéri et moi, j'y vois surtout une "leçon" qui n'a pas été assez bien comprise la première fois et qui nous a été re-présentée. La manière dont c'est arrivé DEUX FOIS nous dépasse. Chacun doit en tirer ses conclusions et j'espère que lui a fini par le faire de façon positive (c'était mal parti). Je n'ai pas fini d'en tirer les miennes.

Presquechéri est un gars bien. Je pense à lui avec tristesse parce que je l'ai fait souffrir, mais je ne me sens pas coupable: notre double aventure a servi à nous projeter ailleurs, a servi à nous montrer des choses l'un à l'autre.  A chacun revient de rebondir! (Je suis trop dure, là?)

Les fils de nos vies tissent une toile serrée où chacun interagit sur l'autre malgré soi, mais il faudrait pouvoir contempler ce tissage de très haut pour en voir les motifs. Et donc les motifs et conséquences de nos agissements. Parfois on en saisit un morceau, parfois on peut deviner un peu celui des autres, mais le plus souvent c'est une pelote inextricable!

Fin de cette histoire de moi.

 

 

 

13:30 Publié dans Le fabuleux destin de Br'1 | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note