mardi, 20 mars 2007

Mars qui rit... etc... (vous connaissez?)

Ouééé j'ai un peu la tête dans le guidon en ce moment, mais ça va bien. Le week-end dernier fut salutaire car oyez braves gens: J'AI RANGÉ MON BUREAU, qu'est-ce que ça fait du bien. Du coup je suis au top de l'auto-discipline: lever, p'tit déj, douche, travailler la musique, café, gym ou marche (je marche pas dehors sous la pluie, quand-même), brancher l'ordi, limiter les web-errances, leçon de chinois, ménage, manger, partir travailler... etc, etc... et... pourvu que ça dure!

Il vaut mieux avoir la pêche en-dedans ces jours-ci paske le printemps il nous fait une sale farce, là. Du coup EDF nous passe tous les jours rouges qui lui étaient restés sur les bras. (pour ceux ki suivent pas, voir ici)  

Sinon eh bien dimanche dernier "nous" avons commémoré à donf la fin de la guerre d'Algérie, ô joie (pfffff!!!!). Et les majorettes n'ont pas dansé (pour ceux ki... bis)

Et aussi: mercredi dernier je suis allée au concert d'Anouar Brahem Trio et C'ÉTAIT TROP BIEN (et pour ceusses qui décidément suivent rien du tout, voir là) La salle Nougaro à Toulouse ('videmment, té, ouske ça pourrait être, heing?) est une salle assez petite pour les concerts intimistes, c'est-à-dire exactement comme celui-là: 3 musicos: oud, piano et accordion; mélodies orientales calmes, ciselées, doublées ou re-doublées à l'unisson et/ou à l'octave, une petite ligne de basse discrète, quelques supports en quintes, parfois (soyons fous) un doublage à la tierce! Quelques regards complices, quelques balancements, mais l'essentiel était à l'intérieur et inondait, que dis-je: éclaboussait la salle de bonheur pur. Salle de connaisseurs visiblement, vu la qualité de l'écoute pour cette musique à mille lieues du commun quotidien.

Et puis pour finir, je voudrais ici rendre hommage à ce blog car nous y trouvons non seulement un blogueur sympa, mais encore un blogueur qui a résolu tous les problèmes liés à l'écriture du chinois sur PC, et fait généreusement partager son expérience en expliquant en en donnant les liens qui vont bien. Grâce à lui donc j'écris en caractères chinois dans Word et dans Outlook, mais apparemment pas dans blogspirit, c'est pas gentil ça, parce que le gars du blog lui il écrit chinois dans over-blog, et ça marche dans bogspot aussi, merde alors quand je pense que je paye un abonnement!

En bénéfices colatéraux, je peux enfin écrire Ç, É, et autres trucs utiles (parfois), plus utile je pense que les 4 tons du piying pour la plupart d'entre vous; voyons, je vous montre? Ben non je peux pas à moins d'aller changer je ne sais où la police de caractère du blog mais du coup toute la (les?) note(-s) vont y passer, argh! ben tant pis. En même temps j'ai pas vraiment cherché, hein.

Allez l'heure tourne, un petit café s'impose, je vous laisse. A bientôt!

 

mardi, 06 mars 2007

oups! comme le temps passe...

Incroyabb... Plus d'un mois que je n'ai pas écrit. Qu'ai-je donc fait de tout ce temps?

Allez, je vous dis un peu.

D'abord, j'arrête pas de lire tous vos blogs, et quand j'ai fini, j'ai plus de temps pour le mien. Trop bien vous êtes, ceux qui me lisent et les autres qui ne savent même pas que j'existe.

Et puis je lis beaucoup (de livres en papier), essentiellement de la fantasy ou de la science-fiction, mais pas que. Mais beaucoup.

Et puis j'ai perdu passé du temps à ça:

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 Non, c'est pas un truc de mémère, j'aime ça depuis toute petite, d'abord.

 Et puis j'ai REPEINT LA CUISINE (exploit indicible pour moi, grosse flemmarde devant l'éternel), même que j'ai REFAIT LES JOINTS DE CARRELAGE au-dessus de l'évier et de la plaque de cuisson! (un jour, je vous raconterai les incroyables et hénormes aventures de ma maison qui n'est pas ma maison et qui bouge comme un vieux bateau mais comme elle est en dur ça se fissure, l'assurance raque des travaux que j'y crois pas combien ça coûte et ça continue à se fissurer quand même etc...)

Et puis le truc qui bouffe du temps: j'ai commencé à APPRENDRE LE CHINOIS. Comment pourquoi qui quoi qu'est-ce? Me direz-vous, abasourdis. Ah ah, je dirai bientôt pourquoi à ceux qui ne savent pas que mon fils est marié à une charmante chinoise (ah ben ça y est je l'ai dit.) Et du coup j'ai comme des envies de voyage, là, encore plus que normalement je veux dire, d'autant plus que mon frère habite à Tokyo, autant dire dans le même coin, vu d'ici!

Alors apprendre le chinois c'est une chose; essayer de bidouiller pour télécharger des trucs gratuits pour écrire en chinois sur le pécé, alors là c'est des heures de boulot, et pour pas encore y arriver. (Tout ça parce que mon Word c'est celui de ma copine et qu'elle sait pas où elle a rangé le CDROM, elle est pénible, là!)

Bref, j'apprends le chinois, avec 2 méthodes en ligne, un livret Assimil dans le sac à main (qui se trouve être un sac à dos, ah ah) et le CD audio dans l'auto-radio, et vas-y que je répète des trucs chantants et chuintants en conduisant, je dois faire une bizarre tête, des fois.

Tout ça pour dire que c'est pas que j'aie rien à raconter dans mon blog, mais j'ai pas trop le temps!

Et puis là, 23h40, j'ai beaucoup travaillé aujourd'hui, je fatigue. Tiens, démonstration:  

7h: lever

9h: arrangement de l'école de musique pour:

9h30 à 11h50: visite guidée, commentée et musicalée de ladite école aux enfants de l'école maternelle, en 5 groupes.

12h15 à 13h30: bataillage devant mon pécé pour installer une police Unicode pour le chinois (échec), un bol de soupe et une tartine de fromage à la main.

14h: déménagement de 2 batteries complètes de l'école de musique à la salle de concert avec mon collègue percussionniste.

14h30 à 16h: élaborage, tapage et imprimage du programme du concert du soir (élèves débutants) d'après des listes griffonnées à l'arrache sur des bouts de papier par mes collègues; visite à la mairie pour point sur les paiements du trimestre, relevage du courrier, clés de la salle de concert...

16h30: réception du piano loué à la salle de concert; installation de ladite salle (batteries, chaises, pupitres, etc...)

17h45: passage express chez le loueur de vidéos pour rendre Le sourire de Mona Lisa (c'était bien j'ai trouvé), passage express à la médiathèque pour rendre une BD du Chat et un polar pas bien.

18h15: répétitions ultimes et peu rassurantes

19h: concert des débutants avec parents, petits frères, mamies, caméscopes et tout et tout (mais c'était génial, tous ces gamins (de 6 à vers 14 ans) tellement fiers et tremblants de leur premier concert!)

20h10: fin, remballage, pliage de chaises, de pupitres, etc..., parlage avec les parents, retour des batteries, blabla collègues.

21h: arrivage à la maison, Chéri a fait du feu et une tarte aux champignons, gloire à Chéri, le chat a mis des poils (noirs) plein le fauteuil (écru), honte au chat.

 

 

jeudi, 08 février 2007

Le(s) pas de côté de l'équilibriste.



podcast

 

(Richard Galliano septet: Otoño Porteño, Astor Piazzolla)

A l'envers un peu, la tête. Quelque chose comme de la lassitude, de la confusion, du découragement.

Décourageant est le monde. Si tant est que je l'aie jamais trouvé encourageant, si tant est que jamais il fît illusion.

Oh, ma petite sphère est bien bien gérée, ça oui. J'ai passé assez d'années à apprendre, à me tromper, à me remettre en question, à redresser la barre, à m'en prendre et à m'en remettre, à dévisser et à retomber sur mes pattes.

Maintenant je suis plutôt au point côté bonheur tranquille, crises affrontées sereinement, vie assumée, face-à-faces avec moi-même sévères ou indulgents, mais justes.

Ma petite sphère tient bon, mais c'est la grande sphère qu'elle habite qui pose problème.

Ce monde est facile à dénoncer, difficile à simplement englober. Facile à juger, difficile à accepter pour ce qu'il est.

Nos dirigeants sont lamentables, notre civilisation est en pleine décadence et bien que j'y sois habituée, parfois le constat a un goût d'insupportable.

Mais après tout, au moins ainsi est démasquée la grande illusion d'une humanité apte à se gérer, raisonnable, merveilleuse et intelligente, couronnement de la création avec paradis terrestre en option.

D'ailleurs l'humanité peu à peu se divise en deux camps: ceux qui cherchent une issue vers le haut, et ceux qui se laissent couler vers le bas. Encore que bas et haut sont des notions finalement assez floues, car si le bas est assez clairement associé au mal, à la violence, au non-respect, etc.., le haut peut être une illusion perverse, un bien pas mieux que le mal, et de plus, moins facilement identifiable comme tel.

Ainsi j'adhère à l'idée que bien et mal sont intimement liés et s'équilibrent comme le jour et la nuit, le haut et le bas. Sans bas il n'y a pas de haut, sans bien il n'y aurait pas de mal, et inversement... la vérité se trouvant alors dans un état de juste milieu, de neutralité épouvantablement difficile à atteindre, et à conserver, tout nous poussant à pencher d'un côté ou de l'autre. A prendre parti. A avoir des avis sur tout, à choisir un camp, à entretenir les tourbillons de pensées qui chargent l'atmosphère. A nous indigner, à nous agiter, à agir à tort et à travers. Bref, à polluer notre sphère au lieu de la purifier. Notre sphère, donc par conséquent le monde qu'elle habite.

Lassitude, confusion, découragement. Et voilà que j'accuse le monde. Mais c'est moi qui suis en cause. J'ai du déraper sur une peau de banane de mon juste milieu et participer au tourbillon polluant. Ah bah, parfois c'est trop difficile, trop subtil, trop à l'encontre du sens commun, l'intime conviction n'y suffit plus.

La vie est un patient travail d'équilibriste où le moindre défaut de concentration nous jette d'un côté ou de l'autre. Ne jamais s'endormir; ne jamais se croire à l'abri; ne jamais se croire arrivés quelque part; toujours être prêts à démasquer et corriger nos erreurs; et le tout avec optimisme, confiance, élan et joie même pas forcée, si,si!!!

Qui a dit que c'était facile?

 

 

 

 

vendredi, 26 janvier 2007

Aujourd'hui on est en rouge.

Jour rouge.

Non, personne n'est habillé en rouge, ni rouge et noir: le Stade Toulousain n'officie pas (enfin je ne crois pas, paske le ruguebi, moi...) 

Jour rouge.

Non, il ne s'agit pas de colère (je ne suis pas très colère, sauf exception très très motivée et très très rare.)

Jour rouge.

Non, il n'y a pas de catastrophe imminente prévue, la météo est froide mais tranquille, pas de réunion houleuse à l'horizon, pas de concert avec répétitions insuffisantes, finis les rendez-vous avec la médecine scolaire et mes mômes pas très vaccinés, finis les affrontements avec des 5ème  survoltés (voir ici), euh, quoi d'autre?

Jour rouge.

Aucun volcan en éruption ne se dresse à l'horizon, aucune météorite à ma connaissance ne s'apprête à percuter la petite planète Terre.

Allez, partez pas, j'arrête de vous énerver, voici de quoi il retourne:

Le monde étant ce qu'il est ma p'tite dame oui oui tout augmente, j'ai adhéré depuis quelques années déjà à une option proposée par notre grand arnaqueur pollueur menteur bienfaiteur (qu'il dit! ce sale *) j'ai nommé: EDF, option permettant de faire quelques substantielles économies. L'option en question porte le doux nom d'abonnement Tempo, ce qui pour une musicienne pourrait sembler relativement approprié!

Eh bien non, rien à voir.

Je vous explique vite fait:

Les jours de l'année sont répartis entre trois couleurs: 300 jours bleus où l'électricité est pas chère du tout, 43 jours blancs où l'electricité coûte normal, et 21 jours rouges où l'electricité coûte très cher.

Les monsieurs-dames d'EDF déclenchent les différentes couleurs selon qu'il fait froid ou pas, ou pas trop.

Ce qui fait que un peu lors des jours blancs, et surtout lors des jours rouges, le consommateur, ô merveille (pour EDF) s'auto-censure en limitant drastiquement sa consommation,  très motivé non pas par l'écologie mondiale, mais par l'atteinte directe au porte-monnaie (enfin, au prélèvement banquaire, nous vivons dans un monde moderne).

Ce qui donne, concrètement: pas de machines électriques: tas de linge sale en attente, tas de linge propre pas repassé; vaisselle à la main, café à l'eau de la casserole, pas de gratin ni de tarte si comme moi on a un four électrique, ni de raclette, grille-pain et autres crèpières (heureusement, j'ai la cuisson au gaz); pas de radiateur électrique mais moi je m'en fous chez moi c'est fioul et  bois (sauf au 1er étage où il y a la chambre de ma fille et où on allume un poêle à pétrole si elle est là...), heureusement itou l'eau chaude marche avec la chaudière; on ne laisse pas comme d'habitude les lumières dans toutes les pièces, on n'allume pas les hallogènes.

Bref, c'est une vraie vie de militant écologiste qui s'installe lors des jours comme aujourd'hui. Heureusement lors des week-end et des jours fériés les monsieurs-dames d'EDF nous fichent la paix avec le rouge, et on peut rattrapper les lessives et le repassage, super week-ends.

medium_EDF.jpgAvec l'abonnement on nous livre un petit tableau de bord plein de zolies lumières qui nous disent si on en bleu, blanc, ou rouge et en heures pleines ou creuses, et ce qui nous attend pour le lendemain et qui nous est révélé à 20h (16h30 sur internet)

A 20h donc si le lendemain est rouge, une sonnerie, très désagréable de surcroît, retentit.

C'est assez vite agaçant.

D'ailleurs le système en son entièreté est assez agaçant quand on se cogne comme en ce moment une semaine du lundi au vendredi en rouge, la question étant: est-ce qu' EDF veut vraiment réguler la consommation d'électricité, ou est-ce qu'elle espère que les abonnés Tempo vont craquer en plein rouge heures pleines et faire tourner tous leurs appareils modernes à tarif prohibitif?

Bien sûr, l'été venu et les jours rouges et blancs entièrement révolus, on apprécie sans réserve les factures allégées.

J'ai quand-même décidé que le PC consommait jamais assez pour rester éteint les jours rouges, faut pas pousser l'ascétisme et la radinerie jusque là, non mais oh!

D'où cette note édifiante, EDFiente?

 

mardi, 16 janvier 2007

Le cri et le ron-ron

 


podcast

 

Parfois j'ai envie de crier, de hurler, longuement, sauvagement,  le museau dressé vers les étoiles, les yeux plissés, les narines grandes ouvertes. Crier de bonheur, hurler ma joie de vivre, vociférer mon optimisme, le coeur dilaté de vie, le souffle vibrant d'espoir, toute mon animalité tendue vers l'expression de l'autre en moi, celle qui peut tout, qui sait tout, immortelle et radieuse.

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Parfois j'aimerais être déjà une petite vieille au regard vif, toute mince, toute ridée, toute souriante, et sage. Mais peu-être deviendrai-je une petite vieille grosse, aigrie et apathique?

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Parfois j'aimerais traîner chez moi jour et nuit sans horaires, sans obligations, lâcher le mince vernis social qui me tient encore, baisser les bras devant ce vain quotidien, hiberner contre le poêle en ronronnant, dormir, dormir et me réveiller juste pour lire d'immenses sagas de Fantasy pleines d'histoires de dragons, de destins croisés, de chevaliers et de pirates en queste et d'animaux intelligents (dans les livres de Robin Hobb y'a tout ça et c'est le pied).

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Parfois j'aimerais être vraiment intelligente, pas  comme maintenant où je le suis juste assez pour me rendre compte de mes limites. J'aimerais oter les coins qui m'empêchent d'avoir une vue d'ensemble, de voir clairement comment fonctionne ce monde, quelles sont les causes des - et surtout les solutions aux - conflits, où mène tel ou tel choix.

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Parfois et très souvent je suis juste contente comme ça, là, avec ma petite vie tranquille à la campagne dans un pays en paix, mon boulot sympa, mon Chéri très très bien et ma tasse de café à portée de main.