mercredi, 16 mai 2007
Publicité spontanée et gratuite
Juste en passant: si vous aimez, de près ou de loin, mais de préférence de près, la musique, allez visiter ce blog concocté par un musicien, que dis-je, un altiste passionné et passionnant, et comprenez enfin comment s'écoute la musique indienne, plongez dans les oeuvres de Stravinski, apprenez à jouer de l'alto, etc, etc, le tout en rigolant comme des barjos tout seuls devant votre écran.
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jeudi, 03 mai 2007
Histoire de moi
Le sujet d'aujourd'hui, chers amis, portera sur deux tranchettes de ma ô combien personnelle vie à moi. Quelque chose d'assez particulier pour justifier la création d'une nouvelle catégorie de note(-s):
LE FABULEUX DESTIN DE BR'1
Je vais essayer de vous le faire court.
Avec une 'tite zic pour vous accompagner: Circlesong n°2 de Bobby McFerrin
Préambule pour une comprendance qu'elle sera mieux:
Ceux qui suivent savent que dans ma petite vie qui commence à se faire longuette tout de même, il y a eu Chérid'avant, qui comme son nom l'indique, a précédé Chéridemaintenant.
Ce que même ceux qui suivent ne savent pas, c'est que Chérid'avant en fait m'a quittée deux fois. La première fois, c'était au bout d'une poignée d'années ensemble, alors que nous avions un petit garçon de 3 ans mais que Chérid'avant avait encore très très peur de cette vie avec un métier, une famille et plein de choses à assumer, non non au secours. Un an et demi de réflexion plus tard, l'enfant et sa mère l'emportèrent dans son coeur et il revint, je vous passe les détails, ce sera pour une autre fois comme quoi le bonheur ça s'arrache, faut pas croire. Mais bonheur il y eut, et comment! Et pourtant 15 ans plus tard il repartit, définitivement cette fois, je vous raconterai un jour peut-être si vous êtes sages. Ou si vous êtes pas sages, c'est selon.
Car le sujet de cette note n'est pas Chérid'avant, ni même Chéridemaintenant, mais Presquechéri, l'homme qui me fit croire au destin: qu'on a même pas le choix alors qu'on le croit naïvement.
Corps de la note que là je raconte vraiment:
1ère tranchette
Abandonnée donc que je fus la 1ère fois, après avoir pleuré/survécu tant bien que mal/assumé comme je pouvais etc (je vous fais pas un dessin, hein les jeunes mères seules d'enfants en bas âge?) bref, au bout d'un an la vie remontationna dans mes veines, mes pieds reprirent leur place par terre, mon regard revit des choses autour, et LÉZOMMES réapparurent: l'un fit battre mon coeur mais c'est dans les bras de Presquechéri, après un concours de circonstances complètement improbable mais vrai, que j'atterris, un beau soir de pleine lune d'août.
Presquechéri était presque tout ce qu'il me fallait. Un type bien, agréable, beau, adulte, intelligent, profond. Alors quoi, me direz-vous. Hé bien, d'abord il habitait à 600 bornes. Et surtout, il n'était pas pressé. Le genre à réfléchir plutôt 20 fois qu'une. A pas tomber amoureux comme ça, juste parce que ça baigne sur tous les plans, non. Il lui fallait du temps pour mentaliser les choses, les installer dans sa tête, et éventuellement les faire remonter (redescendre) dans son coeur. A l'époque ça ne s'est pas présenté en ces termes: au bout de quelques rencontres j'ai été très déçue de son manque d'enthousiasme pour notre relation que moi j'estimais carrément super, et je me suis dit que ça sentait le rateau à plein nez. Aussi quand Chérid'avant m'a demandé s'il pouvait revenir, je n'ai pas hésité une seconde! Je l'aimais toujours. J'en ai informé Presquechéri sans trop de précautions vu les circonstances, et quelle ne fut pas ma surprise de recevoir une lettre en réponse, comme quoi justement il commençait à être amoureux de moi, qu'il aurait aimé vivre avec mon fils et moi, etc...
Trop tard...
2ème tranchette
Une quinzaine d'années se passent, je revois de (très) loin en (très) loin Presquechéri, toujours célibataire, toussa. Et un beau jour Chérid'avant s'en re-va. Je pleure/... en fait c'est très différent. J'ai beaucoup changé, mûri, les enfants sont grands, j'ai un métier sympa, une vie intéressante et autonome. C'est plus une grande remise en cause qu'une détresse. N'empêche. Au bout de deux ans (un bail!) je ne peux que constater que sans homme ça ne va pas. Mais j'ai vieilli, LÉZOMMES ne se présentent plus comme ça, je suis aussi bien plus difficile, et je ne sais même pas comment on fait pour séduire à mon âge! Bref. L'idée me vient de retrouver Presquechéri, pour voir. Après tout, nous avions une histoire pas finie.
Et je le retrouve, et on se retrouve. Mais 17 ans plus tard, c'est très bizarre. Il a viré vieux garçon, et moi je ne sais pas, mais je ne lui plaît pas trop, au départ. Pourtant mon optimisme et mon enthousiasme légendaires font que oui, je suis prête à faire un tas de concessions, à supporter sa lenteur, sa mauvaise santé, ses petites habitudes. Après tout, est-ce que je vaux mieux que lui? Et c'est mieux que seule, non?
Et c'est là que tout recommence. Son peu d'enthousiasme me refroidit, au bout de quelques rencontres je ne sais plus, j'étouffe avec lui. Au cours de quelques semaines de séparation, nos conversations au téléphone ressemblent à celles de vieux frère et soeur. Je trouve que ça sent la fin de mort naturelle. Et là, je "rencontre" Chéridemaintenant. Lui, je le connais depuis longtemps, c'est un ami proche. Pourtant jamais je ne l'avais jamais vu comme un Chéri potentiel. Il a sa propre histoire d'amour calamiteuse à rebondissements, nous sommes confidents l'un pour l'autre; mais là tout à coup, quoi? C'est la grande attirance, la grande révélation, et tout vole en éclats autour de nous.
Et c'est la catastrophe intersidérale pour Presquechéri qui précisément entre temps et sans qu'on se revoie était tombé amoureux de moi. Fonctionnement qui me dépasse totalement. (il ne m'aime qu'en s'en convainquant/habituant/exhortant mentalement?)
Postambule
Avec la femme de l'histoire à rebondissements de Chéridemaintenant, ça s'est très mal passé. Avec Presquechéri, ça s'est très mal passé aussi et au milieu de tout ça , Chéridemaintenant et moi avons le net sentiment que nous n'avons PAS CHOISI. L'évènement s'est imposé à nous, le repousser était impensable. Il a été évident tout de suite que nous serions de bons compagnons l'un pour l'autre pour la suite de notre vie et que je supporterais tous ses défauts et en plus il sait tout réparer dans la maison et il fait de bons petits plats et il fait trop bien l'
Quand je m'interroge sur le lien qui existe entre Presquechéri et moi, j'y vois surtout une "leçon" qui n'a pas été assez bien comprise la première fois et qui nous a été re-présentée. La manière dont c'est arrivé DEUX FOIS nous dépasse. Chacun doit en tirer ses conclusions et j'espère que lui a fini par le faire de façon positive (c'était mal parti). Je n'ai pas fini d'en tirer les miennes.
Presquechéri est un gars bien. Je pense à lui avec tristesse parce que je l'ai fait souffrir, mais je ne me sens pas coupable: notre double aventure a servi à nous projeter ailleurs, a servi à nous montrer des choses l'un à l'autre. A chacun revient de rebondir! (Je suis trop dure, là?)
Les fils de nos vies tissent une toile serrée où chacun interagit sur l'autre malgré soi, mais il faudrait pouvoir contempler ce tissage de très haut pour en voir les motifs. Et donc les motifs et conséquences de nos agissements. Parfois on en saisit un morceau, parfois on peut deviner un peu celui des autres, mais le plus souvent c'est une pelote inextricable!
Fin de cette histoire de moi.
13:30 Publié dans Le fabuleux destin de Br'1 | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
jeudi, 26 avril 2007
Bonheur pur
En ce moment dans ma platine CD il y a ÇA qui tourne encore et encore:

Je ne vous en mets qu'un extrait, parce qu'en entier ça dure 54:37, donc même si techniquement c'était possible je doute que quelqu'un reste planté devant mon blog tout ce temps juste pour écouter justqu'au bout!
Et ÇA, c'est ça:

Cette musique me ravit à un point proche du terrassement. J'en connais toutes les richesses, tous les enchaînements, toutes les circonvolutions, toutes les surprises, toutes les nuances, ce qui jaillit à la surface, ce qui sourd en profondeur, les nappes du milieu, les mouvements contraires, les pas de deux hésitants, les danses folles... et plus je la connais mieux je m'y complais, plus je m'émerveille.
C'est une musique de ballet que je n'ai jamais vue dansée, mais quel chorégraphe, quel décorateur pourrait être à la hauteur des images que font naître cette musique?
Elle est pour moi synonyme de bonheur pur, j'en croirais presque que la perfection est possible dans notre monde. Presque, hein. En tout cas qu'elle existe peut-être quelque part.
A quoi servirait la musique si elle ne nous faisait pas percevoir un reflet de ce que peut être la perfection? Quand on l'écoute, quand on la joue, quand on la crée. Parfois c'est là: elle est parfaite.
12:35 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
vendredi, 13 avril 2007
Br'1 le retour
Euh... ravissant n'est-ce pas? Il faisait très beau et j'ai oublié mon appareil soit dans la chambre, soit dans le sac. Là c'est quand je me suis rappelé que je ne l'avais pas oublié. Aucun intérêt, mais les deux autres c'est pire...
Ensuite, ça faisait longtemps que je n'avais pas photographié mon devant de porte, alors voilà le printemps de chez moi:
Et enfin ma fille a eu 17 ans, elle n'a pas l'air ravie, pourtant le gâteau était bon, même que c'est moi qui l'ai fait.
Les autres filles ne sont pas à moi: il y a la fille de la nouvelle femme de mon mec d'avant, et le bébé c'est la fille qu'ils ont eue ensemble. Ex-Chéri vit donc avec 4 femmes! Bon courage...
C'est tout pour aujourd'hui... je reviens vous raconter des trucs et des choses la semaine prochaine, promis!
16:45 Publié dans La catégorie sport me sert à rien! | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
mardi, 27 mars 2007
Ah oui c'est bien de ne pas travailler le jour où il fait beau.
Aujourd'hui entre les milles petites choses qui composent une journée à la maison (dont du travail à domicile, ben oui, tiens quand-même, mais quand je veux, et en dessous de dentelle robe de chambre de mémère bref habillée comme je veux) aujourd'hui disais-je donc, je suis partie me promener dans "ma" forêt; le soleil brillait ardemment dans un ciel 3/4 bleu, 1/4 pommelé de zolis nuages blancs; les oiseaux gazouillaient avec entrain; et votre servitrice de gambader et caracoler sur les sentiers en chantant du Dutilleux (si, si, même que c'est pas facile, tonalement parlant, mais zenfin je me comprenais) et en prenant quelques photos. Et c'est alors que je vis, ô stupéfaction, que j'avais toute une série de photos sur ma carte que même pas je n'avais encore visionnées: celles d'une ballade avec Ellisa en février.
Alors voici pour vous quelques photos de ce matin, et pour Ellisa, et vous si vous n'avez rien de mieux à faire, un nouvel album là à droite. Oui, c'est vrai, il s'agit encore de briques ruinées et de paysages gersois hivernaux. C'est bô quand-même, d'abord.
Pour cette dernière photo, c'est dommage qu'il n'y ait pas le son, parce qu'il y avait un très joli petit bruit d'eau qui coule, très fin et cristallin.
17:45 Publié dans Dehors | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note








