mardi, 17 juillet 2007
Folies d'Espagne
Ah ah je vois d'ici la déception des malheureux googleurs et googleuses qui cherchent à faire les fous en Espagne.
Non, moi je vais jouer "Les Folies d'Espagnes" de Marin Marais, version flûte et piano, dans un grand hôtel en Suisse, ce qui en fait n'est pas très olé-olé malgré une interprétation que j'espère échevelée.
Nous voici donc bien avancés dans le mois de juillet. Je suis en vacances MAIS je dois travailler la flûte, mettre en ordre tout ce qui devrait l'être et ne l'est pas (paperasses, objets, lessives, poussières, araignées...)
J'ai la chance que des vacances à la maison, même pas tout à fait vacancières, restent insolemment reposantes et agréables du fait de l'ouverture de la maison à la nature.
juste de l'autre côté du chemin:
Je ne sais pas comment c'est chez vous, mais ici les fruitiers et potagers font des caprices. En retard, en avance, c'est un peu n'importe quoi.
prunes en avance:
Voilà, sinon je prépare mon voyage au Japon: mon frère et sa femme me concoctent un programme ahurissant, avec rencontre d'un maître du shakuhachi:
13:20 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
jeudi, 05 juillet 2007
Allez juillet!
'sont pas beaux ces jeunes gens? Je vous les présente: Fillechérie, Femmechériedefilschéri, Filschéri.
Voilà juillet: dernières notes de musique estudiantines envolées, derniers boîtiers d'instruments refermés, dernières photocopies pour l'été
(dûment vignettées, Mr SEAM, dûment vignettées; et si vous me lisez, on ne sait jamais, tiens, pourriez-vous m'expliquer pourquoi votre droit à la reproduction des partitions musicales est tellement prohibitif, et aussi par quel hasard vous êtes à la fois président /hébergeur de l'organisme arnaqueur collecteur ET propriétaire des éditions les plus scandaleusement chères du marché? Hein Mr Leduc?)
derniers programmes de vacances inutilement soigneusement écrits sur les petits carnets, ou biffés à l'arrache à même les partitions selon l'âge de l'élève et/ou sa fréquence connue d'ouverture, voire de perte dudit carnet;
derniers parents inquiets "-Et pour l'année prochaine, comment ça se passe?
- Très bien, comme d'habitude, Madame. (courrier fin août, blabla, droit d'inscription, pouêt-pouêt, horaires avec le prof, tsoin-tsoin)
- Et moi je voudrais inscrire mes enfants à la musique. (!!!)
- Euh oui, mais qu'est-ce qu'ils aimeraient apprendre comme instrument?
- Ah? Euh ben le piano.
- Aaaaah pour le piano Madame il y a 25 personnes en liste d'attente. Il eut fallu veniru aux pré-inscriptions mi-juin.
- Ooooh ils vont être déçus ils aiment tellement ça ils sont doués vous savez, leur oncle a une guitare...
- Vous n'avez pas de piano à la maison?
- Euh peut-être un petit guide-chant au grenier? Ça suffit pas pour commencer?"
(Moi hein je reste très très gentille, après tout quand mon fils a voulu faire du hockey sur glace, je devais avoir l'air aussi godiche...:"Vous vous êtes renseignée pour l"équipement? - Aah euh... - Vous êtes libre ou votre mari les dimanches pour les compétitions? - Ben en fait... - Il a pris des cours où ça jusqu'ici? - Mais euh...")
Voilà juillet, le soleil couchant commence à revenir plus à gauche sur l'horizon, l'herbe à être moins grasse sous la tondeuse, les tomates à s'arrondir, le mauvais temps à faiblir, les copines à partir en vacances, en Corse par exemple, suivez mon regard...
Peut-être, si tout le monde est sage, vais-je enfin prendre le temps pour une note un peu approfondie, sait-on jamais.
A suivre!
18:50 Publié dans La catégorie sport me sert à rien! | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
lundi, 25 juin 2007
bousculements et conséquences
Fleurs dedans, fleurs dehors.
vendredi 23 juin, 6h30
J'ose à peine encore y croire: mon gros nuage très noir s'est désagrégé encore plus vite qu'il m'avait engloutie.
Dimanche 10 juin à 11h le malheur fondait sur moi sans préavis.
Batailles intérieures et extérieures pour essayer de comprendre, d'accepter, d'apprivoiser la nouvelle donne.
Jeudi 14 à 10h15 je commettais mon premier gros achat de folie affreusement compensatoire de mon malheur tout brusque et tout neuf: la fuite au Japon racontée ci-dessous.
Suite des batailles.
Jeudi 21 à 15h30 je commettais mon deuxième gros achat de folie pathétiquement compensatoire de mon malheur tout triste et inéluctable: un ordinateur portable trop bien pour fuir partout avec mes photos, documents, compositions en cours et connexion wifi. Payable en plusieurs fois, quand-même.
Jeudi 21 à 15h35 (sur le parking du magasin, mon carton sous le bras, donc) un coup de fil (sans fil puisque mobile) explosait, dissipait, désagrégeait, évaporait mon gros nuage.
Il m'a fallu plusieurs heures pour retomber sur mes pieds, plusieurs jours pour vraiment réaliser, et je me réveille encore la nuit en me demandant si je dois rire ou pleurer et si j'ai rêvé une chose ou l'autre, ou les deux.
Le bonheur a (re-)fondu sur moi sans crier gare, et l'épreuve lui a donné plus de force encore.
Vivre avec un bélier (je parle du signe astrologique, ne vous méprenez pas!) peut être sacrément éprouvant. Pas de demi-mesure, pas de concession, une entièreté/honnêteté d'une force redoutable, et une capacité de total-brusque-revirement vertigineuse. En cas de tempête intérieure, accrochez-vous pour suivre!
Non seulement je suis à nouveau heureuse, mais je suis sortie grandie de l'épreuve, et en plus je vais quand-même au Japon cet été, et j'ai un nouveau PC portable de feu.
Aujourd'hui 25 juin nous fêtons nos deux ans de mariage.
11:18 Publié dans Le fabuleux destin de Br'1 | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
lundi, 18 juin 2007
aïe
(ni photos ni musique, je suis pas d'humeur)
Oui et bien non, ça ne va pas.
Mais dans les moments difficiles je n'ai pas trop tendance à m'épancher: tous mes efforts tendent à me concentrer pour sauvegarder mon intégrité, contenir mon moi-même en un seul morceau.
Je ne raconterai donc rien pour l'instant.
Juste une chose positive: voyant venir un été long et difficile (eh oui les enseignants ont beaucoup de vacances, le tout étant de savoir quoi en faire quand ça va mal) et ayant, ô surprise reçu un peu de pognon bienvenu, savez-vous quoi:
J'AI TOUT CLAQUÉ DANS UN ALLER-RETOUR POUR TOKYO
Ceux qui suivent se demanderont pourquoi Tokyo alors que j'apprends le chinois. C'est qu'à Tokyo il y a mon frère et sa femme japonaise, alors pour le tourisme, la langue et tout on ne fait pas plus cool.
Donc fin août, ici-même, un récit de voyage au Japon avec photos et tout et tout!
Comme quoi la vie est imprévisible mais ses chienneries peuvent avoir du bon.
Et pour répondre à certains, oui je suis restée collée au mur mais c'est pas la faute de la peinture!
12:39 Publié dans Le fabuleux destin de Br'1 | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
jeudi, 24 mai 2007
Couloir et autres considérations
Eh bien voilà, le couloir est repeindu. Il est passé de très très vieux blanc plein de fissures et de trous derrière le papier peint avec des portes bleu vieux canard d'origine (30 ans?) (et sous le papier peint, c'était bleu lavande...), il est passé donc à blanc cassé/jaune avec les trous rebouchés et à peu près lissés avec des portes "mandarine" qu'en fait la couleur du couvercle du pot ça fait un peu mandarine c'est vrai, mais après deux bonnes couches bien croisées mes portes elles vont pouvoir être agréées par la DDE: on risque pas de les louper.
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avant après
Alors voilà Chéri il a fait un peu du plâtre et encastré la nouvelle prise où il a suffit d'agrandir le trou que l'électricien avait fait en installant celles de la cuisine (de l'autre côté de la cloison donc) parce qu'il (l'électricien) était un peu passé à travers, hein, et pas q'un peu: tout le long de la gaine, presque, mais comme il y avait un buffet contre la cloison de l'autre côté (côté couloir donc) on n'avait pas vu la cata, nous.
Il y avait aussi le mur qui s'est pris une fuite de toit pendant quelques années (plâtre pourri qui part avec le papier peint), le mur où il y a eu des travaux de consolidations de fondations (bas explosé) et les fissures normales que la maison elle est (mal) construite sur de l'argile et comme il y a des sécheresses et qu'on travaille un jour par an gratuit en solidarité pour les vieux désséchés, mais c'est pas le sujet, eh bien c'est là qu'on voit bien qu'ici bas rien n'est permanent ni acquis et que tout retourne à la poussière et vite en plus, si on fait pas gaffe.
Bref. Après Chéri il avait pas que ça à faire, et puis c'est mon chantier après tout, ça t'a pris comme ça maintenant t'assumes, voilà. Donc je me suis éclatée avec l'enduit de rebouchage, le ponçage, le lissage, le re-ponçage, le re-lissage, et toujours il faut attendre que ça sèche entre deux interventions, pfff.
Ensuite sont venues les séances de guignol sur l'escabeau pour peindre au pinceau les frontières plafond-murs et murs-portes (et il y a six portes, j'ai eu le temps de les compter). Heureusement je suis ambidextre, je peux passer le pinceau d'une main à l'autre, ça fait un peu moins de trafic avec l'escabeau et c'est mieux pour les courbatures de mes petits bras qui savent tenir une flûte traversière des heures durant à peu près droite, mais pas un pinceau.
Ensuite, beaucoup plus sympa: la peinture (plafond et murs) au rouleau avec une perche. Ça au moins c'est sportif, et il y a du rendement. Par contre bonjour le nettoyage quand c'est fini!
Et après, très très gavant, la peinture mandarine sur les portes avec tous les recoins cachés, chambranles et tout et tout, pas dépasser sur le côté ki faut pas peindre... Heureusement qu'il y avait France-Musique, et les musiques de Kinishao (que j'ai ACHETEES sur Airtist, moi je suis pour encourager les jeunes créateurs, surtout çui-là) et j'ai fini par en voir le bout, non sans écoper d'un bon mal de tête, comme quoi la peinture L***y-M****n elle est sans doute pas au top question bio. Et là aussi bonjour le nettoyage du chantier...
MAIS C'EST PAS TOUT après il a fallu racheter des baguettes, enfin des chants plats ça s'appelle en vrai (pourquoi chants et pas champs, moi je n'entends rien), bref, les cache-misère de la lisière entre les murs et les chambranles, et aussi des 1/4 de ronds (bon ça on comprend pourquoi ça s'appelle comme ça, encore que cylindre serait plus approprié) pour les portes dans les coins, parce qu'en enlevant les anciens trucs et machins j'en ai cassé plein: trop vieux! Mais par contre en bois foncé ça n'existe plus, ou alors plaqué en bois fauché sur des Stradivarius vu le prix. Alors j'ai du teinter les baguettes de pin (je veux dire: les chants plats en bois de pin, vous suivez?) en "chataigner", et bien sûr ça ressemble pas à la couleur du nuancier et encore moins à celle présentée sur la boîte, ce serait pas marrant sans cette amusante touche d'incertitude.
Sinon ce qu'il y a de bien c'est que les chants plats c'est facile à clouer, et suffisament souple comme bois pour tricher et cacher le plus de défauts possible. Et puis vrai, ça fait trop bien, la preuve:
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sans chant plat avec chant plat
MAIS C'EST PAS TOUT il a fallu ensuite rouvrir tous les pots (blanc, jaune, mandarine DDE) et procéder à toutes les retouches repérées lors de la vie quotidienne ("Hé t'as vu la tranche de la porte de la salle de bain elle est encore bleue!" "Oh dis donc quand on ferme la porte des toilettes dedans on voit plein d'orange qui dépasse!" "Tu vas repasser du jaune sur les coulures DDE, là?" "Tu es sûre qu'il y deux couches au-dessus de la porte? Nan paske...")
C'est là que je me suis rappelée pourquoi je ne faisais pas carrière dans le bâtiment.
Et je ne vous raconte pas en détail toutes les conséquences collatérales de ce chantier: achetage de buffet qui s'avérera trop grand et atterrira à la cuisine, déménagement de BD jusqu'ici rangées dans l'ex-buffet du couloir, donc déménagement de livres au grenier (dans l'ex-buffet exilé) pour faire place aux BD, donc tri douloureux avec âpres discussions; jetage à la poubelle de vieux petits bordels accumulés au fil des ans (y compris je le crains LE chargeur de Chéri imprudemment entreposé parmi tous les ex-chargeurs de tous les ex-portables de la maison)
Voilà, sinon ça va, j'ai été fulgureusement malade comme Jude et pas comme Kinishao: 24h chrono, avec fièvre, frissons, mal de tronche insensé et pif complètement bloqué, et pouf me revoilou; j'ai des milliers de trucs en retard à cause du chantier, genre linge entassé partout et moutons en troupeaux serrés qui débordent des dessous de lits, déclaration d'impôts, comptes de l'assos, violoncelle, chinois et j'en passe... Y'a que le boulot qui soit pas en rade, et ça vaut mieux car comme chaque année je suis entrée dans la période terrible dite de FIN D'ANNÉE avec les examens et les concerts du même nom, plus les inscriptions et projections pour la prochaine (année), genre tu touches pas terre pendant deux mois tranquille.
Et aujourd'hui il fait beau.
16:05 Publié dans tout et rien | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note






