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lundi, 31 décembre 2007

Madrid!

Voilà qui changera de Tokyo: ce Noël Chéri et moi sommes allés passer 3 jours à MADRID.

Pourquoi Madrid? Parce que c'est la seule ville du sud desservie par Easyjet depuis Toulouse!

Comme nous nous y sommes pris un peu au dernier moment, le budget était un peu trop élevé pour Venise ou Rome... Ce fut donc Madrid.

Alors Madrid c'est très grand mais le vieux centre pas trop; l'aéroport n'est pas si loin du centre, mais il a fallu sortir du métro à la station du deuxième changement de ligne (pourquoi? mystère... nous ne parlons ni ne comprenons pas la langue des autochtones!) Nous étions bien loin de notre hôtel, si loin que le boulevard où nous errions n'était même pas sur le plan du Guide du Routard! Et pour trouver un taxi vers 22h30 le soir du réveillon de Noël... Bon courage. Nous avons fini par en héler un qui a bien voulu:

1) s'arrêter

2) nous prendre à son bord.

Nous avions bien compris les signaux des autres: il est tard, vous allez trop loin, je vais manger.

Celui-là a commencé à faire les mêmes gestes, et puis je ne sais pas pourquoi, il a fini par nous faire signe de monter!

Ce qui nous a valu un impressionnant rodéo à travers la ville assez déserte heureusement: 90-100 km/h avec coupages de files pour rejoindre la voie des bus, grillages de feux rouges et samba à fond dans l'auto-radio. Et 6€ de supplément d'entrée.

Ensuite il a fallu patienter un long moment devant la porte cochère en bois massif de l'hôtel dûment réservé par internet, avant que le veilleur de nuit nous ouvre.

Alors quand enfin nous avons pu poser notre sac dans la chambre, il était 23h15 et nous avons été très d'accord pour dire que ça allait comme ça, que notre sandwich de la maison mangé dans l'avion suffirait pour jusqu'au lendemain et qu'on allait faire le réveillon en lisant au lit (aux lits plutôt, hélas pas de lit double mais deux lits jumeaux).

Et puis pendant que Chéri s'endormait j'ai regardé le Chevalier à la Rose sur Arte, un vieux film (1926) délicieusement ringard et rigolo sur la très belle musique de Richard Strauss avec plein de solos d'alto. Wikipédia dit que c'est Richard Strauss lui-même qui a adapté sa musique pour le film, et qu'il a dirigé lui-même l'orchestre pendant la projection.

Après cette arrivée difficile donc, il n'est plus rien arrivé de fâcheux, si ce n'est que pour entrer au Prado il aurait fallu faire la queue au moins deux heures, voire plus, et ceci malgré des essais à différentes heures et jours. Alors tant pis.

Nous avons donc arpenté rues, places et jardins trois jours durant. Il faisait très beau et bien froid et Chéri s'est acheté un bonnet pour moins se geler les oreilles (pask'il a les chweucourts). Nous avons bien profité des cafe con latte des cafeteria qu'on trouve à tous les coins de rue, des p'tits restaus sans fumeurs (certains affichent qu'il est permitte de fumador, les rustres!)

Bon, il y a plein de jolies placettes (plazza Mayor, plazza Santa Ana, etc... de jolies petites rues avec façades traditionnelles (balcons de fer forgé, volets à persiennes, azulejos) et des devantures joliments colorées et tarabiscottées aux bars et magasins. 

Il y a aussi de magnifiques jardins: le jardin botanique, ses serres de cactus et végétation tropicale, et sa collection de bonzaïs (juste à côté du Prado, nous y avons digéré notre déception au soleil!) et surtout le splendide jardin du Retiro et son palais de cristal absolument magique.

A part ça, ben euh... des gros monuments et palais délirants, et c'est tout.  Difficile de ne pas comparer avec Barcelone où il y a, en plus des places, rues sympas et palais: 1) Gaudi, 2) la mer  3) les ramblas, ce qui change beaucoup l'ambiance, l'intérêt et l'animation.

Mais bon, le but a été atteint: un bon dépaysement, quelques chouettes images dans la la tête.

Et quelques photos: 

Un type très infatué au jardin botanique

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Presque invisible car transparent:
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le Palais de Cristal au coeur du Parc du Retiro
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un joli petit chérubin et son poisson cracheur, toujours au Retiro:
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des tourelles pas trop sobres: 
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et l'ours et son arbousier de la Puerta Del Sol, un des symboles de Madrid.
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Cette Puerta Del Sol est au coeur de Madrid... et de l'Espagne, puisque de là part le kilomètre zéro de toutes les routes d'Espagne. Traditionellement, les espagnols se retrouvent là au 31 janvier et avalent un grain de raisin à chaque coup   du carillon de minuit, c'est-à-dire au moment où j'écris: dans 5 heures. Je penserai bien à eux!
C'est aussi le rendez-vous obligé pour faire du shopping: toutes les grandes chaînes de magasins ont ici pignon sur rue, et je ne suis pas dépaysée: Pimkie, Zara, etc... Mais il y a aussi l'immense grand magasin El Corte Ingles que j'ai trouvé rien qu'en remontant la foule chargée de ses sacs en plastique. 
Au retour le métro fonctionnait. Par contre je ne sais pas si c'est toujours comme ça, mais les couloirs étaient absolument dégueulasses, couverts de papiers, de journaux, de canettes et autres crasseries diverses.
Et Chéri a bien failli se faire taxer son portefeuille en se faisant coincer par des jeunes qui lui bloquaient l'accès au wagon. Heureusement le picpocket devait être débutant parce que Chéri l'a senti venir!

Et voici qu'il ne me reste plus qu'à te souhaiter,

ô ami/amie lecteur/lectrice

une bonne et heureuse année 2008!
 
Qu'elle soit pleine d'expériences et de découvertes,
extérieures mais surtout
intérieures.

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lundi, 17 décembre 2007

Tokyo 07 J10: ryûteki et yukata

MERCREDI 22 AOUT: JOUR 10


podcast

Rencontre avec Oofuku Yuki, jeune femme responsable des programmes français d'éducation  pour la chaîne NHK.  Jeune très sympa, très vive, et qui parle plutôt bien français, ce qui ne gâte rien au niveau communication. Elle s'est mise il y a un an à apprendre la flûte et c'est devenu une passion pour elle. Frérot l'a trouvée pour moi sur internet, comme les autres flûtistes que j'ai rencontrés!

C'est elle qui se déplace, et elle arrive chez mon frère avec une fue qui est en fait un ryûteki (fue = flûte, ryûteki = flûte utilisée dans l'orchestre du théâtre gagaku)

Et elle m'en offre une, comme ça, paf. En plastique, mais tout de même!

La zique ci-dessus est extraite d'un CD où joue son professeur, qu'elle m'a donné pour compléter le cours. Je n'ai aucune indication ni de nom ni de titre, Yuki si tu me lis, dis-moi tout! J'ai choisi cet extrait parce qu'en accompagnement du ryûteki on entend un instrument merveilleux que j'adore: le shô, ou orgue à bouche, formé de quelques petits tuyaux d'orgue reliés à leur base sur une cavité dans laquelle on souffle.

Mais revenons au ryûteki! Nous voilà dans les explications: on s'en sert pour le nô, c'est un instrument et une musique très anciens qui viennent de Chine, etc... Yuki quant à elle fait partie d'un groupe qui ne joue que des musiques qui ont mille ans!

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Et hop au boulot. Il faut s'asseoir en tailleur, les hanches à 13h30 par rapport au public. Elle me montre les doigtés, et on y va!

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Ça marche plutôt bien sauf que je joue un demi-ton plus haut qu'elle, et je n'arrive pas à couvrir assez l'embouchure pour faire baisser la note sans que le son se barre... Sinon cette fois-ci la notation se fait en caractères chinois, heureusement elle sait me les dire en do-ré-mi etc. On lit de haut en bas et de droite à gauche. J'aurai vu de tout, solfégiquement parlant! Il y a aussi des petits signes particuliers à apprendre pour les « actions » qui consistent à, par exemple: passer le doigt sur le trou de droite à gauche (le son descend et remonte), ou encore: tourner l'embouchure pour un léger glissando; et autres subtilités.  

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A mon niveau je trouve que je m'en tire plutôt bien , techniquement et solfégiquement; mais quelle mobilisation de neurones pour lire une nouvelle notation et jouer avec de nouvelles données (position, doigtés, gestes...) !

Après le cours nous allons manger dans un restau sympathique  avec une charmante tenancière aux cheveux blancs coiffés en chignon qui vient nous parler avec quelques mots de français. C'est très bon (le repas).

Il y a un joli patio mais chaleur et donc clim obigeant nous devons le contempler derrière la baie vitrée.

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Ensuite nous rentrons à la maison. Je tape mes compte-rendus, je trie mes photos, etc...   Haru et moi attendons que le soleil soit assez bas  et qu'il fasse moins chaud pour sortir faire les magasins.

Haru m'emmène dans un magasin de kimonos traditionnels. J'achète un yukata chic avec une obi pour Chéri:

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un autre  pour moi, avec obi,  et plein d'accessoires pour saucissonner la bête sans que rien ne pendouille ni ne dépasse. J'ai droit à l'essayage sur un tatamis entouré de grands miroirs , et voilà, à défaut de la tête j'ai un corps de japonaise en kimono, c'est-à-dire que toutes les formes sont soigneusement cachées: seins aplatis, chute de rein comblée, etc. Je ne dis pas que dans mon cas la perte soit bien dommageable mais je me sens un peu niée en tant que femme malgré tout. Réaction occidentale ou réalité? 

En plus il fait très chaud là-dessous alors que c'est un vêtement d'été! Mais bon, allez, c'est très élégant.

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Je complète la panoplie par les chaussettes spéciales, qui ont une semelle rigide, se ferment avec des agraffes derrière la cheville et ont le gros orteil séparé, et des "geta", c'est-à-dire les socques traditionnelles que je n'ai vues portées qu'au théätre. Les japonaises en yukata dans la rue en portent, mais sans les blocs de bois (on les comprend...)
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Les geta ont ceci de particilier qu'en les important dans un foyer occidental, le mien par exemple, elles mettent en transe joyeuse toute fillette de 8 à 14 ans de passage. Les fillettes ne quittent alors le foyer si bien nanti qu'à regret.

J'ai aussi ramené un yukata "traditionnel moderne" pour enfant, c'est-à-dire composé d'un short et d'une veste croisée courte pour pouvoir bouger, quand-même!  La petite fille à qui il était destiné l'a bien porté, mais je n'ai pas de photo.

 

En rentrant de nos achats vestimentaires nous trouvons Frérot en partance pour le Bricomarché local, et nous l'accompagnons. C'est l'occasion d'une ballade à pied de nuit (la nuit tombe tôt, vers 18h) à travers ce quartier résidentiel (huppé tout de même) où les maisons avec jardin sont toutes très différentes et très jolies, soignées, et sentent le confort douillet.

De l'extérieur, le Bricomarché ressemble plutôt à, je ne sais pas, des garages mitoyens construits de bric et de broc, mais non, c'est bien le magasin. Pour entrer, il faut longer un long couloir qui en fait le tour et où sont exposés déjà des brouettes, plantes, chevets, chaises... Dedans, oui, ça ressemble à un magasin de briclolage, mais avec pas mal de choses dont j'ignore l'utilité. Haru m'éclaire sur un rayon contenant du matériel pour les tremblements de terre: petits étais en fonte, rations de survie, WC de survie! (j'ai pas bien compris le principe), haut parleur pour appeler les secours.

J'achète des jolies baguettes à offrir, en bois différents. Je reste scotchée par le rayon d'ustensiles de cuisine, tous plus beaux et en bois ou bambou les uns que les autres... trop gros pour en ramener! (Depuis j'ai découvert Paris-Store près de chez moi qui vent plein de vaisselle et ustensiles chinois et japonais.)

Le soir, nous mangeons à la maison un repas du traiteur d'Okaidyu, une chaîne de magasins d'alimentation assez luxueux. Haru me fait goûter plein de trucs inconnus. C'est fou tout ce qu'on peut manger au Japon alors qu'on est végétarien. Et on peut y aller sans remord: pas de graisse, pas de sucre!

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jeudi, 13 décembre 2007

Tokyo 07 J9

MARDI 21 AOUT

Journée avec guide. Cette fois, c'est une grande fille plutôt classe, maquillée, chapeautée et en hauts talons, prénommée Rie.

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Nous allons d'abord au Ukiyo-e Ota Memorial Museum of Art (ukiyo-e = estampes) qui était fermé hier, voir l'exposition  "Ayakashi" sur les représentations de dragons, monstres et fantômes.

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C'est un petit musée intimiste et confortable à un étage, où on laisse ses chaussures à l'entrée (il y a des chaussons et des casiers), plongé dans une douce pénombre, avec un petit espace-jardin intérieur avec fontaine, banc de pierre et plantes.

Je retrouve des représentations d'histoires que j'ai déjà croisées, au Kyogen notamment.

L'expo est divisée en trois: les monstres: voir ci-dessus la couverture du catalogue d 'expo avec  "Monster with hundreds of eyes", école Katsushika;

les spectres:

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L'estampe ci-dessus est de Tsukioka Yoshitoshi: Ōya Tarō Mitsukuni, 1865, de la série One Hundred Ghost Stories from China and Japan (Wakan hyaku monogatari).

et les fantômes:

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Les fantômes de Toko et sa femme par Utagawa Kuniyoshi

Et voici le site du musée, mais chez moi les caractères japonais ont des bugs.

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Nous allons ensuite faire les touristes à Tokyo Tower, une imitation de Tour Eiffel, rouge et blanche, avec quelques mètres de plus bien entendu, et du haut de l'observatoire (fermé-vitré) de laquelle les vues sur les tours et les toits est impressionnante. On peut parfois apercevoir le Mont Fuji, mais ce jour-ci il y a trop de brume!

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Sur cette dernière photo, nous voyons quasiment au pied de la Tokyo Tower le temple de Zojoji et bien sûr ses jardins et bâtiments annexes, immense trouée verte au milieu des gratte-ciel.

Bien sûr tout est prévu, la Tokyo Tower abrite même un petit sanctuaire shinto, des magasins (dont un autre temple: celui de Hello Kitty, entièrement rose fluo, du moins vu du dehors...) et des restaurants, etc... nous y mangeons dans un restau/bouiboui où je goûte aux oudon, sorte de grosses nouilles en farine de riz.  

Et nous repartons. Il fait moins chaud, seulement 34°!

Direction Ueno (again) où une autre partie du Tokyo National Museum nous attend avec deux expositions temporaires: l'une avec des paravents et autres cloisons de papier;

l'autre expose les "One hundred views of Edo" (l'ancien nom de Tokyo, faut-il le répéter, y'en a qui suivent pas!) par Hiroshige que justement j'aime beaucoup. Je rencontre pour la troisième fois la même estampe et cette fois je comprends enfin ce qu'implique la notion de gravure sur bois! (suis-je bête, mais non ce ne sont pas des contrefaçons illégales!)

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Pluie soudaine sur Oashi

Bien souvent le point de vue d'Hiroshige se place à moité caché derrière un arbre, une roue de charette, un paravent, etc... ce qui donne parfois un curieux effet!
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Moon Pine in Ueno
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Sujin Grove, Uchikawa River and Sekiya Village from the Vicinity of Massaki

"The mural art of Kotohira-gu Shrine" (1794):

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Je passe plus de temps aux vues d'Edo, que j'adore, qu'aux paravents et cloisons malgré les conseils avisés de ma belle-soeur connaisseuse, ahem... mais la fatigue se fait sentir. Je discute avec Rie devant un café glacé et je déclare à nouveau forfait pour les jardins du palais impérial! Je lui demande à la place un centre commercial climatisé avec des vêtements pour femme... En chemin nous croisons une rue/marché et nous nous y promenons un peu: il y a les des étals de poissons séchés de toutes sortes, des assiettes d'algues à ciel ouvert peu engageantes, des tranches de melon, pastèques et autres mangues vendues à l'unité et à l'air libre, des fritures de choses qui sentent... étonnant: je n'avais vu jusqu'ici que des aliments nettoyés, emballés, aseptisés!

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Il y a aussi des vêtement d'un goût euh... douteux, (mais très chers quand même je trouve!) un peu comme dans les magasins de fringues style western, mais avec des motifs locaux: dragons, etc... J'achète juste quelques petites chaussettes à gros orteil, à dragons et à paillettes... Je ne sais pas encore que j'aurais du en acheter au moins cinq lots de trois au lieu d'un, vu les regards envieux limite jaloux de ceux à qui j'ai offert d'autres choses!  

Puis Rei m'emmène à Ginza, le quartier des magasins chics. Nous visitons de haut en bas  Matsuzakaya, à moins que ce soit Mitzukoshi? enfin bref, les Galeries Lafayettes locales, où le style est très classe, très cher, tissus magnifiques. La mode d'automne est là, et il y a beaucoup de robes/tuniques en lainages très fins, de chemisiers fluides, plissés, brodés..., de hauts en tissu au tombé très souple. Les couleurs par contre sont un peu tristes à mon goût: noir, beige, beaucoup de gris.  Je retrouverai le même style mais un rien moins raffiné tout de même en France! Rie est visiblement tout-à-fait à l'aise et en pays de connaissance, plus qu'à Tokyo Tower ou dans les boui-bouis! J'apprendrai plus tard que ses parents sont de très grands fabriquants de kimonos traditionnels.

Mais l'heure tourne et nous avons rendez-vous à 18h avec Frérot, sa belle-mère et sa belle-soeurette qui est une fan, au théâtre nationale du Takarazuka pour une représentation! Très très couru, le Takarazuka est du "grand spectacle" joué exclusivement par des femmes (obligatoirement non mariées) mêlant chant, théâtre et danses. Il y a là des grandes stars très connues, en particuliers celles qui sont spécialisées dans les rôles d'hommes. Celles-ci travaillent leur voix de contralto, et toute la gestique propre aux hommes.

Ci-dessous: Yuga Yamato, star des stars.

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Ce théâtre est une institution nationale avec ses chorégraphes, compositeurs, musiciens et bien sûr danseuses/chanteuses et tout le personnel nécessaire à une énorme troupe permanente. Le niveau est excellent et le spectacle réellement ébouriffant même si le style tourne trop à mon goût au music'hall occidental!  

La salle est splendide, nous sommes très bien placés, au 3ème rang du balcon. Le spectacle est en 2 parties: d'abord une sombre histoire de complot et d'amour en Espagne sous Napoléon,

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et ensuite (après un entracte et ses habituels déballages de boîtes-repas, baguettes voltigeantes et lingettes raffraichissantes) une histoire de voyage intergalactique, prétexte à une débauche de danses et de musiques souvent musclées (avec au passage un arrangement du clair de lune de Debussy, et une chanson de Michel Fugain). Ça finit en revue de music hall (excellent) avec grand escalier, plumes d'autruches de toutes tailles (les plus géantes pour la vedette), paillettes, scintillements. Le tout plein de vie et de bonne humeur, et d'une technicité sans faille.

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J'ai aussi des petites vidéos mais le boulot pour les mettre ici n'en vaut pas la chandelle! Bien sûr, avec le recul je me dis poudre aux yeux, goût limite, trop occidental, etc... n'empêche sur le moment j'étais enthousiasmée. A la sortie, un japonais francophone m'a abordée en me demandant si j'avais aimé,et m'a dit "C'est très énergétique, n'est-ce pas?" et oui, c'est bien le mot.

Retour à Seijo!

(...à suivre)

10:55 Publié dans Japon | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note