vendredi, 31 août 2007
Tokyo 07, J.2: 2 musées. une maison et un restau (2)
Machida, toujours. Nous rejoignons Haru, la femme (japonaise) de Frérot chez sa soeur, japonaise donc, et son mari, son fils et sa fille, également japonais comme il se doit. Les "enfants" sont très adultes (30 ans?), travaillent tous deux mais vivent chez leurs parents puisqu'ils ne sont pas mariés, là-bas c'est comme ça.
Maisonnette, jardinet de poupée, l'espace est réduit mais confortable. Dans les chambres les placards sont pleins et les choses en plus sont rangées dans des cartons et des sacs en papier, par terre. Dans le bureau du père on ne peut pas mettre un pied devant l'autre, je ne sais pas comment il atteint son ordinateur! La chambre de la fille est remplie de peluches et autres mignonneries! Etrange...
Voici la pièce traditionnelle avec tatami, table basse, coussins. Dans le coin à gauche, c'est un buffet (autel?) consacré aux ancêtres: à l'intérieur deux bougies et trois blocs de bois gravés qui représentent les parents décédés. La pièce n'est utilisée qu'exceptionnellement, et alors on ouvre les portes du buffet pour faire participer les ancêtres.
J'avais apporté un paquet de bonbons toulousains à la violette: on les pose devant les ancêtres, on s'incline devant et seulement ensuite on reprend le paquet pour l'ouvrir et manger.
Tout ceci très joyeusement, sans nostalgie aucune. Je ne pense pas que cette famille soit très pratiquante mais le souvenir est respecté!
Ci-dessous, les bonbons à la violette sont par contre dégustés avec beaucoup de recueillement, pourtant ils doivent paraître terriblement sucrés à leur palais!
Passage dans un magasin d'alimentation. Tout est hygiéniquement pré-emballé, on peut tripoter proprement! Haru me montre à quoi ressemblent les légumes que je n'ai vus hier qu'en petits morceaux.
Puis, au dernier étage du même bâtiment, nous nous attablons dans un restaurant de tofu:
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jeudi, 30 août 2007
Tokyo 07, J.2: 2 musées. une maison et un restau
Première nuit japonaise: j'ai courageusement décliné l'offre de brancher la clim dans ma chambre et je le regrette! Il doit faire dans les 30° et je transpire comme jamais. Par contre je souffre peu du décalage horaire (7 heures d'avance) et si mes nuits sont courtes ou interrompues mes journées me verront bien réveillée!
Premier musée: Setagaya Art Museum, une expo d'une collection privée.
Aesthetic Eyes of Aoyama Jiro
Ce sont essentiellement des poteries.
Je ne suis pas connaisseuse, aussi je suis plus touchée par les carnets du collectionneur: de beaux cahiers anciens couverts de dessins et peintures des objets exposés, avec beaucoup de commentaires calligraphiés au pinceau: des objets d'art en eux-mêmes!
Ce premier musée sera aussi l'occasion de mon premier trajet en taxi: chauffeur en gants blancs, petits couvre-appui-têtes blancs en dentelle de crochet; beaucoup d'explications nécessaires car bien que Tokyo soit une mégapole ultra moderne, beaucoup de rues n'ont pas de nom, ni de maisons de numéro. Il faut savoir où on va, en gros, ou ne pas s'inquiéter quand le taxi tourne en rond... Passées les grandes avenues, les rues sont minuscules: pas de trottoir mais des lignes blanches sur les côtés pour délimiter un tant soit peu la place des piétons et des cyclistes (même espace), mais pour se croiser les voitures doivent se garer sur cet espace.
Ce matin-là il fait 36°, le soleil brille, il y a la clim partout (musées, taxis, maisons...), les cigales m'assourdissent encore (mon frère ne les entend plus depuis longtemps...); j'ai perdu mes lunettes de soleil Ray Ban (!?!) achetées en Egypte, j'en achète des Calvin Klein chez un opticien du cru: nuée de vendeurs et vendeuses, courbettes, conseils, remerciements, flot de paroles (juste des politesses paraît-il), re courbettes, présentation des lunettes, de l'étui, du petit chiffon, de la monnaie,... sur des petits plateaux, avec force courbettes à chaque fois: je m'y mets aussi, n'ayant que ce langage à ma portée, mais je le fais bien, ça c'est sûr.
L'après-midi: deuxième musée (voir ci-dessus) à Machida, autrefois autre ville et à présent inclue dans la capitale.
Cete fois ce sont des gravures: estampes et images, et en fait d'estampes japonaises, nous avons la surprise de trouver un grand fond de gravures... françaises: gravures des temples égyptiens de l'expédition de Napoléon; images d'Epinal et autres Toulouse-Lautrec... et puis: imagiers de livres d'histoire naturelle anglais; livres d'images pour enfants comme ceux de nos grands-parents. Bref, très intéressant mais pas très exotique! Nous voyons tout de même quelques Hiroshige et Hokusai, ouf!
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mercredi, 29 août 2007
Tokyo 07, J.1: voyage aller et arrivée (2)
Drôle de bête n'est-ce pas? C'est un blaireau (tanuki) qui nous accueille à l'entrée du groupe de maisons où Frèrot habite. Il porte une jarre et un étui (le blaireau, pas mon frère) et symbolise la prospérité. J'en ai vu des petites statues dans plusieurs jardins.
Mon frère habite à Seijo, quartier chic, une maison immense par rapport à la norme, et occidentale, c'est-à-dire avec cuisine intégrée et salle de bains avec baignoire et deux lavabos. J'ai eu l'occasion de voir une salle de bains traditionnelle, en effet ça n'a rien à voir puisqu'on se lave à côté de la baignoire (où on ne trempe que propre) en se versant de l'eau à partir de bassines, un peu comme dans les hammams traditionnels, avec le sol conçu pour être éclaboussé, c'est-à-dire étanche et incliné vers une grille d'évacuation.
Cette petite vidéo, si elle fonctionne, est là pour le son, et est prise depuis ma chambre. Car ce qui me frappe en cette première journée, c'est le raffut incroyable que font des centaines et des milliers de cigales perchées sur tous les arbres, et des arbres, il y en a!
Et voici mon premier repas japonais. J'adore: plein de petits bols, petites assiettes de poupée avec des petites quantités mais à force ça cale très très bien. Je ne sais pas trop ce que je mange, parfois. Des légumes inconnus, des pâtes étranges, des trucs au thé vert, aux haricots rouges sucrés, des sauces trop bonnes mais faites de quoi? Des algues salées, sucrées, vertes, transparentes... Toujours est-il que je me régale, et sans retenue car les plats ne sont pas gras ni les desserts sucrés.
Je mange avec des baguettes bien sûr, mais je m'étais entraînée de longue date, quand je pensais encore aller d'abord en Chine...
à suivre...
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mardi, 28 août 2007
Tokyo 07, J.1: voyage aller et arrivée.
En ce beau dimanche d'août donc, Chéri m'accompagne à l'aéroport. J'ai un gros sac de voyage à moitié vide (prévoyante je suis, hé hé...), un sac à dos "de cabine" blindé, avec mon PC, des livres (un guide de Tokyo), ma flûte traversière, mon APN et autres petits bordels.
A Toulouse-Blagnac aéroport là tout de suite c'est la douche froide: "il y a beaucoup de retard" me dit la charmante hôtesse en bleu. En principe j'ai le temps de changer à Paris CDG, mais bon il y des limites! Je traîne un peu avec Chéri, j'achète pour 100 euros de yens: j'en ai presque 14.000 mais je n'ai aucune idée de ce que ça représente là-bas, en plus moi passé 3 ou 4 chiffres, j'ai un peu du mal, pour ça c'est bien les euros!
Bref, après des adieux déchirants je décolle avec finalement 1h10 de retard et je me ronge les ongles tout le long du vol en faisant mentalement accélérer l'avion. En plus niaise que je suis, je me suis laissée placer au fond, et à l'atterrissage rien à faire pour jouer des coudes le long du minuscule couloir central de l'A chaispascombienmaispasbeaucoup. Me voici fendant l'air surchauffé du tube de débarquement en priant mentalement que la porte F56 ne soit pas à l'autre bout du terminal vu que mon avion décolle dans 1/2 heure, quand au débouché du dit tube, j'aperçois un jeune et accorte gars en uniforme estampillé JAL qui brandit une pancarte à mon nom. JAL = Japon Air Lines, bénie soit-elle, elle m'a envoyé un escorteur qui par des raccourcis improbables m'amène juste là où il faut quand il faut. Pas le temps de flipper, j'embarque!
Décollage: 19h05 dimanche 12 août 2007.
Je ne suis pas une habituée des voyages, vols et autres (mais je sens que je pourrais devenir très vite accro!) et celui-là m'enchante. 11 heures coincée là-dedans ne me font pas peur! Pourtant en classe éco on ne peut pas s'allonger et je bénis mon mètre 60 parce que j'ai déjà les genoux qui touchent! Il y a un petit écran incrusté dans le fauteuil de devant avec des films, des jeux, des programmes de musique, une carte pour voir où on en est avec le nom des villes et des pays, l'heure du lieu de départ, celle du lieu d'arrivée, etc..., et même un "bird eye" qui filme en direct le paysage en-dessous. De plus entre les repas, les "snacks" et les boissons il y a de quoi s'occuper. Je dors quand même un peu, je joue au Tétris (je suis trop forte), je visite l'avion en regardant les gens: beaucoup de japonais... et d'autres. Ça dort, ça dodeline de la tête entre les ecouteurs du MP3, ça a le regard fixé droit devant sur l'écran perso. Les volets des hublots sont fermés mais il fait très jour dehors.
Toutes les annonces sont en japonais et en anglais bien qu'on vienne de Paris, et je ne comprends rien même à l'anglais, tant pis, hein, ça doit pas être important. Mais juste à l'arrivée, c'est bien en français et uniquement en français que sera faite l'annonce qu'il faut rester assis et attaché jusqu'à l'arrêt complet! Alors que je vois bien que tout le monde est déjà debout, japonais, russes et américains compris.
Narita Airport. Je suis le mouvement qui me mène à un moyen de transport, bus ou métro, difficile à situer, mais j'ai cru d'abord entrer dans un ascenseur! Quelques minutes de voyage vers le bâtiment principal; passeport (non japenise passport) où je n'ai droit qu'à un petit tampon bien décevant, pas décoratif pour un sou; tapis des bagages, qu'une jeune japonaise en uniforme arpente d'un bout à l'autre en clamant d'une voix aigue qu'il faut faire attention en prenant sa valise parce qu'il y en a beaucoup qui se ressemblent... Non pas que je comprenne tout à coup le japonais, mais elle tient une pancarte avec la traduction en anglais. La pauvre, elle fait ça toute la journée? Ça ne sent pas la compression de personnel par ici! Bref, mon sac est là, je passe la douane, direction la sortie (exit, en latin international!) où mon frèrot est là et bien là malgré une petite moustache que je ne lui connais pas et qui lui donne l'allure d'un français intemporel!
Il est quelque chose comme 14h30 ou 15h, lundi 13 août; mon estomac trouve l'affaire assez louche et reste en standby en attendant de plus amples informations.
Mais ce n'est pas fini! Il faut une heure de train pour rallier Tokyo. J'écarquille les yeux sur le paysage: ce n'est pas une autre planète mais c'est incontestablement différent: arbres plus grands, d'un vert plus foncé, forêts d'immenses bambous, c'est pas de la blague Tigres et Dragons! Maison différentes aussi, plus petites, plus légères , plus de bois foncé, pas de volets mais des baies coulissantes, tuiles parfois bleues, parfois vertes, joliment vernissées.
Après le train: le métro, pas si différent: seule la disposition des sièges change. Et dans un gare où change de ligne, mon premier contact avec les toilettes japonaises! Mon frère me laisse bien sûr, et j'entre: lavabos, OK. Je pousse une porte, et que vois-je? Une cuvette blanche, de forme allongée, incrustée à même le sol. Koit-est-ce que? Comment ça marche? Courageusement je ressors et j'ouvre une autre porte: ouf, un WC "normal"! Un truc bizarre tubulaire accroché au mur me laisse perplexe un moment, je finis par déduire de mon observation que ça doit être une chaise pliante, dépliante plutôt, pour assoir son môme pendant qu'on fait pipi! Gagné, en sortant je vois que je suis dans les toilettes pour mamans et enfants. Trop bien, dommage, je n'ai pas de bébé pour essayer!
Je ressors les mains trempées, il n'y a rien pour les essuyer et mon frère m'apprend qu'ici tout le monde a son "mouchoir", dans son sac, ou plutôt une mini-serviette-éponge. Moi aussi j'aurai les miens (ça se lave tous les jours, me précisera ma belle-soeur japonaise), c'est trop bien.
Ça sert donc à s'essuyer les mains, à s'éponger le visage et le cou (il a fait entre 28/30° la nuit et 34/38° le jour tout le long de mon séjour, avec un taux d'humidité impressionnant!), à protéger ses genoux quand on mange, et tout ce qu'on veut, mais surtout pas à se moucher, hein, pour ça il y a les kleenex comme partout. Je me demande la tête que doivent faire les japonais quand ils débarquent en France et voient un type se tirer la morve du nez dans sa serviette! D'ailleurs je n'ai vu aucun japonais se moucher vraiment en public: au plus ils s'essuyent le nez, et reniflent sans honte, femmes ou hommes.
A suivre...
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dimanche, 26 août 2007
Oh c'est déjà fini! (le retour)
Il paraît que je suis revenue. J'ai atterri à Toulouse il y a exactement 24 heures, c'est vrai. Mon sac de voyage, solidaire de mon peu d'enthousiasme, a traîné à Charles de Gaulle Airport et n'est arrivé que ce matin! Je suis retournée à l'aéroport pour le chercher en rêvant de repartir, là, tout de suite. Mais bon, non.
Hier, ou plutôt cette nuit je ne sais plus, mais j'avais dormi un peu finalement, j'ai passé en revue toutes les photos: les miennes et celles de mon frère (celui qui habite Tokyo, chez qui j'étais, donc) qui est un grand mitrailleur devant l'éternel (mais qui a un flash qui me fait fermer les yeux malgré tous mes efforts, déjà que je ne suis pas trop photogénique...)
Aujourd'hui j'ai défait mon sac comme si c'était Noël, avec des oh! et des ah! à chaque retrouvaille: des billets d'entrée, des dépliants, des catalogues de musées, des programmes de concerts; les cadeaux pour la famille, les amis; des CD, un DVD de Noh, des partitions en notations de là-bas... et surtout, oh surtout, une p'tit collec' de flûtes (fue) et même un hichiriki, si-si, et vous saurez bientôt ce que c'est si vous me lisez dans les prochains jours! (Et au fond du sac, quelques fringues et une trousse de toilette, faut bien vivre...)
Je raconterai par le menu ces journées fabuleuses, mais je vais réfléchir comment: peut-être le compte-rendu fidèle et commenté sur mon autre blog, çui pour la famille (mais oui, il y aura un lien, mais oui!) et sur celui-ci une rubrique spéciale Japon avec mes réflexions en vrac au fil des jours?
En attendant, voici 2mn (vous verrez, ça suffit...) de gagaku (musique traditionnelle de théâtre dansé), juste pour l'ambiance! et la photo du premier plat de mon premier repas dans un restaurant de tofu. Deux chocs culturels!

22:15 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
vendredi, 03 août 2007
A la plage!
Veille de départ, once again. Sacs ouverts, liste pense-bête, tout ça... Cette fois je pars avec Chéri, et il faut des draps, des serviettes de plage, de la bouffe, des bouquins, des DVD et le portable, des maillots de bain et de la crème solaire, des mots croisés et du thé chaï. Il faut laisser des croquettes à Chat et des sous à Fifille pour quand elle reviendra, vider le frigo et ranger un peu le souk. "Journée noire" ke ce sera demain, a dit Bison Futé, bon, tant pis, y'a la clim dans la voiture. C'est que mon plan "je me barre voir mon frère à Tokyo" (voir ci-dessous, archive du 18 juin, comme l'appel, oui je sais) prend 15 jours sur les 3 semaines de vacances de Chéri, donc il nous reste, en comptant bien, une semaine ensemble. D'où le départ en jour noir, on va pas en plus attendre les verts ou les bleus!
Je ne sais pas quand je pourrai me re-connecter, alors je vous souhaite, lecteurs et lectrices rescapés de l'été, visiteurs silencieux, passants de hasard, amis de toujours et amis récents un très bon mois d'août.
16:44 Publié dans La catégorie sport me sert à rien! | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
















