jeudi, 24 mai 2007
Couloir et autres considérations
Eh bien voilà, le couloir est repeindu. Il est passé de très très vieux blanc plein de fissures et de trous derrière le papier peint avec des portes bleu vieux canard d'origine (30 ans?) (et sous le papier peint, c'était bleu lavande...), il est passé donc à blanc cassé/jaune avec les trous rebouchés et à peu près lissés avec des portes "mandarine" qu'en fait la couleur du couvercle du pot ça fait un peu mandarine c'est vrai, mais après deux bonnes couches bien croisées mes portes elles vont pouvoir être agréées par la DDE: on risque pas de les louper.
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avant après
Alors voilà Chéri il a fait un peu du plâtre et encastré la nouvelle prise où il a suffit d'agrandir le trou que l'électricien avait fait en installant celles de la cuisine (de l'autre côté de la cloison donc) parce qu'il (l'électricien) était un peu passé à travers, hein, et pas q'un peu: tout le long de la gaine, presque, mais comme il y avait un buffet contre la cloison de l'autre côté (côté couloir donc) on n'avait pas vu la cata, nous.
Il y avait aussi le mur qui s'est pris une fuite de toit pendant quelques années (plâtre pourri qui part avec le papier peint), le mur où il y a eu des travaux de consolidations de fondations (bas explosé) et les fissures normales que la maison elle est (mal) construite sur de l'argile et comme il y a des sécheresses et qu'on travaille un jour par an gratuit en solidarité pour les vieux désséchés, mais c'est pas le sujet, eh bien c'est là qu'on voit bien qu'ici bas rien n'est permanent ni acquis et que tout retourne à la poussière et vite en plus, si on fait pas gaffe.
Bref. Après Chéri il avait pas que ça à faire, et puis c'est mon chantier après tout, ça t'a pris comme ça maintenant t'assumes, voilà. Donc je me suis éclatée avec l'enduit de rebouchage, le ponçage, le lissage, le re-ponçage, le re-lissage, et toujours il faut attendre que ça sèche entre deux interventions, pfff.
Ensuite sont venues les séances de guignol sur l'escabeau pour peindre au pinceau les frontières plafond-murs et murs-portes (et il y a six portes, j'ai eu le temps de les compter). Heureusement je suis ambidextre, je peux passer le pinceau d'une main à l'autre, ça fait un peu moins de trafic avec l'escabeau et c'est mieux pour les courbatures de mes petits bras qui savent tenir une flûte traversière des heures durant à peu près droite, mais pas un pinceau.
Ensuite, beaucoup plus sympa: la peinture (plafond et murs) au rouleau avec une perche. Ça au moins c'est sportif, et il y a du rendement. Par contre bonjour le nettoyage quand c'est fini!
Et après, très très gavant, la peinture mandarine sur les portes avec tous les recoins cachés, chambranles et tout et tout, pas dépasser sur le côté ki faut pas peindre... Heureusement qu'il y avait France-Musique, et les musiques de Kinishao (que j'ai ACHETEES sur Airtist, moi je suis pour encourager les jeunes créateurs, surtout çui-là) et j'ai fini par en voir le bout, non sans écoper d'un bon mal de tête, comme quoi la peinture L***y-M****n elle est sans doute pas au top question bio. Et là aussi bonjour le nettoyage du chantier...
MAIS C'EST PAS TOUT après il a fallu racheter des baguettes, enfin des chants plats ça s'appelle en vrai (pourquoi chants et pas champs, moi je n'entends rien), bref, les cache-misère de la lisière entre les murs et les chambranles, et aussi des 1/4 de ronds (bon ça on comprend pourquoi ça s'appelle comme ça, encore que cylindre serait plus approprié) pour les portes dans les coins, parce qu'en enlevant les anciens trucs et machins j'en ai cassé plein: trop vieux! Mais par contre en bois foncé ça n'existe plus, ou alors plaqué en bois fauché sur des Stradivarius vu le prix. Alors j'ai du teinter les baguettes de pin (je veux dire: les chants plats en bois de pin, vous suivez?) en "chataigner", et bien sûr ça ressemble pas à la couleur du nuancier et encore moins à celle présentée sur la boîte, ce serait pas marrant sans cette amusante touche d'incertitude.
Sinon ce qu'il y a de bien c'est que les chants plats c'est facile à clouer, et suffisament souple comme bois pour tricher et cacher le plus de défauts possible. Et puis vrai, ça fait trop bien, la preuve:
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sans chant plat avec chant plat
MAIS C'EST PAS TOUT il a fallu ensuite rouvrir tous les pots (blanc, jaune, mandarine DDE) et procéder à toutes les retouches repérées lors de la vie quotidienne ("Hé t'as vu la tranche de la porte de la salle de bain elle est encore bleue!" "Oh dis donc quand on ferme la porte des toilettes dedans on voit plein d'orange qui dépasse!" "Tu vas repasser du jaune sur les coulures DDE, là?" "Tu es sûre qu'il y deux couches au-dessus de la porte? Nan paske...")
C'est là que je me suis rappelée pourquoi je ne faisais pas carrière dans le bâtiment.
Et je ne vous raconte pas en détail toutes les conséquences collatérales de ce chantier: achetage de buffet qui s'avérera trop grand et atterrira à la cuisine, déménagement de BD jusqu'ici rangées dans l'ex-buffet du couloir, donc déménagement de livres au grenier (dans l'ex-buffet exilé) pour faire place aux BD, donc tri douloureux avec âpres discussions; jetage à la poubelle de vieux petits bordels accumulés au fil des ans (y compris je le crains LE chargeur de Chéri imprudemment entreposé parmi tous les ex-chargeurs de tous les ex-portables de la maison)
Voilà, sinon ça va, j'ai été fulgureusement malade comme Jude et pas comme Kinishao: 24h chrono, avec fièvre, frissons, mal de tronche insensé et pif complètement bloqué, et pouf me revoilou; j'ai des milliers de trucs en retard à cause du chantier, genre linge entassé partout et moutons en troupeaux serrés qui débordent des dessous de lits, déclaration d'impôts, comptes de l'assos, violoncelle, chinois et j'en passe... Y'a que le boulot qui soit pas en rade, et ça vaut mieux car comme chaque année je suis entrée dans la période terrible dite de FIN D'ANNÉE avec les examens et les concerts du même nom, plus les inscriptions et projections pour la prochaine (année), genre tu touches pas terre pendant deux mois tranquille.
Et aujourd'hui il fait beau.
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mercredi, 16 mai 2007
Publicité spontanée et gratuite
Juste en passant: si vous aimez, de près ou de loin, mais de préférence de près, la musique, allez visiter ce blog concocté par un musicien, que dis-je, un altiste passionné et passionnant, et comprenez enfin comment s'écoute la musique indienne, plongez dans les oeuvres de Stravinski, apprenez à jouer de l'alto, etc, etc, le tout en rigolant comme des barjos tout seuls devant votre écran.
10:58 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
jeudi, 03 mai 2007
Histoire de moi
Le sujet d'aujourd'hui, chers amis, portera sur deux tranchettes de ma ô combien personnelle vie à moi. Quelque chose d'assez particulier pour justifier la création d'une nouvelle catégorie de note(-s):
LE FABULEUX DESTIN DE BR'1
Je vais essayer de vous le faire court.
Avec une 'tite zic pour vous accompagner: Circlesong n°2 de Bobby McFerrin
Préambule pour une comprendance qu'elle sera mieux:
Ceux qui suivent savent que dans ma petite vie qui commence à se faire longuette tout de même, il y a eu Chérid'avant, qui comme son nom l'indique, a précédé Chéridemaintenant.
Ce que même ceux qui suivent ne savent pas, c'est que Chérid'avant en fait m'a quittée deux fois. La première fois, c'était au bout d'une poignée d'années ensemble, alors que nous avions un petit garçon de 3 ans mais que Chérid'avant avait encore très très peur de cette vie avec un métier, une famille et plein de choses à assumer, non non au secours. Un an et demi de réflexion plus tard, l'enfant et sa mère l'emportèrent dans son coeur et il revint, je vous passe les détails, ce sera pour une autre fois comme quoi le bonheur ça s'arrache, faut pas croire. Mais bonheur il y eut, et comment! Et pourtant 15 ans plus tard il repartit, définitivement cette fois, je vous raconterai un jour peut-être si vous êtes sages. Ou si vous êtes pas sages, c'est selon.
Car le sujet de cette note n'est pas Chérid'avant, ni même Chéridemaintenant, mais Presquechéri, l'homme qui me fit croire au destin: qu'on a même pas le choix alors qu'on le croit naïvement.
Corps de la note que là je raconte vraiment:
1ère tranchette
Abandonnée donc que je fus la 1ère fois, après avoir pleuré/survécu tant bien que mal/assumé comme je pouvais etc (je vous fais pas un dessin, hein les jeunes mères seules d'enfants en bas âge?) bref, au bout d'un an la vie remontationna dans mes veines, mes pieds reprirent leur place par terre, mon regard revit des choses autour, et LÉZOMMES réapparurent: l'un fit battre mon coeur mais c'est dans les bras de Presquechéri, après un concours de circonstances complètement improbable mais vrai, que j'atterris, un beau soir de pleine lune d'août.
Presquechéri était presque tout ce qu'il me fallait. Un type bien, agréable, beau, adulte, intelligent, profond. Alors quoi, me direz-vous. Hé bien, d'abord il habitait à 600 bornes. Et surtout, il n'était pas pressé. Le genre à réfléchir plutôt 20 fois qu'une. A pas tomber amoureux comme ça, juste parce que ça baigne sur tous les plans, non. Il lui fallait du temps pour mentaliser les choses, les installer dans sa tête, et éventuellement les faire remonter (redescendre) dans son coeur. A l'époque ça ne s'est pas présenté en ces termes: au bout de quelques rencontres j'ai été très déçue de son manque d'enthousiasme pour notre relation que moi j'estimais carrément super, et je me suis dit que ça sentait le rateau à plein nez. Aussi quand Chérid'avant m'a demandé s'il pouvait revenir, je n'ai pas hésité une seconde! Je l'aimais toujours. J'en ai informé Presquechéri sans trop de précautions vu les circonstances, et quelle ne fut pas ma surprise de recevoir une lettre en réponse, comme quoi justement il commençait à être amoureux de moi, qu'il aurait aimé vivre avec mon fils et moi, etc...
Trop tard...
2ème tranchette
Une quinzaine d'années se passent, je revois de (très) loin en (très) loin Presquechéri, toujours célibataire, toussa. Et un beau jour Chérid'avant s'en re-va. Je pleure/... en fait c'est très différent. J'ai beaucoup changé, mûri, les enfants sont grands, j'ai un métier sympa, une vie intéressante et autonome. C'est plus une grande remise en cause qu'une détresse. N'empêche. Au bout de deux ans (un bail!) je ne peux que constater que sans homme ça ne va pas. Mais j'ai vieilli, LÉZOMMES ne se présentent plus comme ça, je suis aussi bien plus difficile, et je ne sais même pas comment on fait pour séduire à mon âge! Bref. L'idée me vient de retrouver Presquechéri, pour voir. Après tout, nous avions une histoire pas finie.
Et je le retrouve, et on se retrouve. Mais 17 ans plus tard, c'est très bizarre. Il a viré vieux garçon, et moi je ne sais pas, mais je ne lui plaît pas trop, au départ. Pourtant mon optimisme et mon enthousiasme légendaires font que oui, je suis prête à faire un tas de concessions, à supporter sa lenteur, sa mauvaise santé, ses petites habitudes. Après tout, est-ce que je vaux mieux que lui? Et c'est mieux que seule, non?
Et c'est là que tout recommence. Son peu d'enthousiasme me refroidit, au bout de quelques rencontres je ne sais plus, j'étouffe avec lui. Au cours de quelques semaines de séparation, nos conversations au téléphone ressemblent à celles de vieux frère et soeur. Je trouve que ça sent la fin de mort naturelle. Et là, je "rencontre" Chéridemaintenant. Lui, je le connais depuis longtemps, c'est un ami proche. Pourtant jamais je ne l'avais jamais vu comme un Chéri potentiel. Il a sa propre histoire d'amour calamiteuse à rebondissements, nous sommes confidents l'un pour l'autre; mais là tout à coup, quoi? C'est la grande attirance, la grande révélation, et tout vole en éclats autour de nous.
Et c'est la catastrophe intersidérale pour Presquechéri qui précisément entre temps et sans qu'on se revoie était tombé amoureux de moi. Fonctionnement qui me dépasse totalement. (il ne m'aime qu'en s'en convainquant/habituant/exhortant mentalement?)
Postambule
Avec la femme de l'histoire à rebondissements de Chéridemaintenant, ça s'est très mal passé. Avec Presquechéri, ça s'est très mal passé aussi et au milieu de tout ça , Chéridemaintenant et moi avons le net sentiment que nous n'avons PAS CHOISI. L'évènement s'est imposé à nous, le repousser était impensable. Il a été évident tout de suite que nous serions de bons compagnons l'un pour l'autre pour la suite de notre vie et que je supporterais tous ses défauts et en plus il sait tout réparer dans la maison et il fait de bons petits plats et il fait trop bien l'
Quand je m'interroge sur le lien qui existe entre Presquechéri et moi, j'y vois surtout une "leçon" qui n'a pas été assez bien comprise la première fois et qui nous a été re-présentée. La manière dont c'est arrivé DEUX FOIS nous dépasse. Chacun doit en tirer ses conclusions et j'espère que lui a fini par le faire de façon positive (c'était mal parti). Je n'ai pas fini d'en tirer les miennes.
Presquechéri est un gars bien. Je pense à lui avec tristesse parce que je l'ai fait souffrir, mais je ne me sens pas coupable: notre double aventure a servi à nous projeter ailleurs, a servi à nous montrer des choses l'un à l'autre. A chacun revient de rebondir! (Je suis trop dure, là?)
Les fils de nos vies tissent une toile serrée où chacun interagit sur l'autre malgré soi, mais il faudrait pouvoir contempler ce tissage de très haut pour en voir les motifs. Et donc les motifs et conséquences de nos agissements. Parfois on en saisit un morceau, parfois on peut deviner un peu celui des autres, mais le plus souvent c'est une pelote inextricable!
Fin de cette histoire de moi.
13:30 Publié dans Le fabuleux destin de Br'1 | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note


