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vendredi, 26 janvier 2007
Aujourd'hui on est en rouge.
Jour rouge.
Non, personne n'est habillé en rouge, ni rouge et noir: le Stade Toulousain n'officie pas (enfin je ne crois pas, paske le ruguebi, moi...)
Jour rouge.
Non, il ne s'agit pas de colère (je ne suis pas très colère, sauf exception très très motivée et très très rare.)
Jour rouge.
Non, il n'y a pas de catastrophe imminente prévue, la météo est froide mais tranquille, pas de réunion houleuse à l'horizon, pas de concert avec répétitions insuffisantes, finis les rendez-vous avec la médecine scolaire et mes mômes pas très vaccinés, finis les affrontements avec des 5ème survoltés (voir ici), euh, quoi d'autre?
Jour rouge.
Aucun volcan en éruption ne se dresse à l'horizon, aucune météorite à ma connaissance ne s'apprête à percuter la petite planète Terre.
Allez, partez pas, j'arrête de vous énerver, voici de quoi il retourne:
Le monde étant ce qu'il est ma p'tite dame oui oui tout augmente, j'ai adhéré depuis quelques années déjà à une option proposée par notre grand arnaqueur pollueur menteur bienfaiteur (qu'il dit! ce sale *) j'ai nommé: EDF, option permettant de faire quelques substantielles économies. L'option en question porte le doux nom d'abonnement Tempo, ce qui pour une musicienne pourrait sembler relativement approprié!
Eh bien non, rien à voir.
Je vous explique vite fait:
Les jours de l'année sont répartis entre trois couleurs: 300 jours bleus où l'électricité est pas chère du tout, 43 jours blancs où l'electricité coûte normal, et 21 jours rouges où l'electricité coûte très cher.
Les monsieurs-dames d'EDF déclenchent les différentes couleurs selon qu'il fait froid ou pas, ou pas trop.
Ce qui fait que un peu lors des jours blancs, et surtout lors des jours rouges, le consommateur, ô merveille (pour EDF) s'auto-censure en limitant drastiquement sa consommation, très motivé non pas par l'écologie mondiale, mais par l'atteinte directe au porte-monnaie (enfin, au prélèvement banquaire, nous vivons dans un monde moderne).
Ce qui donne, concrètement: pas de machines électriques: tas de linge sale en attente, tas de linge propre pas repassé; vaisselle à la main, café à l'eau de la casserole, pas de gratin ni de tarte si comme moi on a un four électrique, ni de raclette, grille-pain et autres crèpières (heureusement, j'ai la cuisson au gaz); pas de radiateur électrique mais moi je m'en fous chez moi c'est fioul et bois (sauf au 1er étage où il y a la chambre de ma fille et où on allume un poêle à pétrole si elle est là...), heureusement itou l'eau chaude marche avec la chaudière; on ne laisse pas comme d'habitude les lumières dans toutes les pièces, on n'allume pas les hallogènes.
Bref, c'est une vraie vie de militant écologiste qui s'installe lors des jours comme aujourd'hui. Heureusement lors des week-end et des jours fériés les monsieurs-dames d'EDF nous fichent la paix avec le rouge, et on peut rattrapper les lessives et le repassage, super week-ends.
Avec l'abonnement on nous livre un petit tableau de bord plein de zolies lumières qui nous disent si on en bleu, blanc, ou rouge et en heures pleines ou creuses, et ce qui nous attend pour le lendemain et qui nous est révélé à 20h (16h30 sur internet)
A 20h donc si le lendemain est rouge, une sonnerie, très désagréable de surcroît, retentit.
C'est assez vite agaçant.
D'ailleurs le système en son entièreté est assez agaçant quand on se cogne comme en ce moment une semaine du lundi au vendredi en rouge, la question étant: est-ce qu' EDF veut vraiment réguler la consommation d'électricité, ou est-ce qu'elle espère que les abonnés Tempo vont craquer en plein rouge heures pleines et faire tourner tous leurs appareils modernes à tarif prohibitif?
Bien sûr, l'été venu et les jours rouges et blancs entièrement révolus, on apprécie sans réserve les factures allégées.
J'ai quand-même décidé que le PC consommait jamais assez pour rester éteint les jours rouges, faut pas pousser l'ascétisme et la radinerie jusque là, non mais oh!
D'où cette note édifiante, EDFiente?
14:07 Publié dans Trucs de la vie vécue | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
mardi, 16 janvier 2007
Le cri et le ron-ron
Parfois j'ai envie de crier, de hurler, longuement, sauvagement, le museau dressé vers les étoiles, les yeux plissés, les narines grandes ouvertes. Crier de bonheur, hurler ma joie de vivre, vociférer mon optimisme, le coeur dilaté de vie, le souffle vibrant d'espoir, toute mon animalité tendue vers l'expression de l'autre en moi, celle qui peut tout, qui sait tout, immortelle et radieuse.
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Parfois j'aimerais être déjà une petite vieille au regard vif, toute mince, toute ridée, toute souriante, et sage. Mais peu-être deviendrai-je une petite vieille grosse, aigrie et apathique?
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Parfois j'aimerais traîner chez moi jour et nuit sans horaires, sans obligations, lâcher le mince vernis social qui me tient encore, baisser les bras devant ce vain quotidien, hiberner contre le poêle en ronronnant, dormir, dormir et me réveiller juste pour lire d'immenses sagas de Fantasy pleines d'histoires de dragons, de destins croisés, de chevaliers et de pirates en queste et d'animaux intelligents (dans les livres de Robin Hobb y'a tout ça et c'est le pied).
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Parfois j'aimerais être vraiment intelligente, pas comme maintenant où je le suis juste assez pour me rendre compte de mes limites. J'aimerais oter les coins qui m'empêchent d'avoir une vue d'ensemble, de voir clairement comment fonctionne ce monde, quelles sont les causes des - et surtout les solutions aux - conflits, où mène tel ou tel choix.
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Parfois et très souvent je suis juste contente comme ça, là, avec ma petite vie tranquille à la campagne dans un pays en paix, mon boulot sympa, mon Chéri très très bien et ma tasse de café à portée de main.
13:50 Publié dans réflexionnage | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note
jeudi, 11 janvier 2007
Au secours
(musique du film "Bienvenue à Gattaca")
Il y a dans l'air comme un flottement, une inquiétude, une attente.
Il y a dans le monde un pan soulevé, où s'engouffre tout et n'importe quoi, du bon, du mauvais, et on voit surtout le mauvais, qui focalise mieux l'attention que le bon.
La planète enfle, enfle, son atmosphère viciée par des siècles et des millénaires d'humanité. Elle a engrangé tout ce qu'elle pouvait comme guerres, folies meurtrières, sang et haine. L'amour, la bonté, la beauté ont été détournés, dévoyés.
Notre planète a fait son temps avec son chargement d'humains remuants, insupportables et salissants. Inconséquents.
Bientôt, quelque chose va arriver. La Terre va s'auto-nettoyer, expulser cette humanité grouillante, l'étouffer, l'assécher, l'exploser, la geler, que sais-je.
Notre vague d'humanité va devoir sauter dans le vide, en l'état. Sera-t-elle sauvée, sombrera-t-elle? Tout dépendra de la proportion d'étincelles vivantes parmi les individus qui forment cette vague humaine.
10 ou 15% suffiraient, non? C'est faisable, je dirais.
(Après, comment on sait ce qu'est une "étincelle vivante" , qui en est une et qui non, là ça tient du jugement dernier ou je ne sais quoi, et de toutes façons on n'a ni les critères ni les livres de comptes!)
Bon chais pas ce que j'ai aujourd'hui. Je voulais écrire une note sur la dame qui est venue me présenter le Thermomix de Vorwerk, ou les soldes où je vais pas, et puis voilà, une autre stratte de moi-même a demandé la parole et je la lui ai donnée.
Et hop ("Publier maintenant")
14:35 Publié dans réflexionnage | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note

