jeudi, 06 mars 2008

THE VIRAGE!

Eh oui je me fais rare...

C'est que voilà, après avoir enfin fini de raconter mon voyage au Japon, j'ai d'abord soufflé un peu, et depuis je me prépare à... changer de vie.

Enfin pas vraiment de vie, mais de lieu de vie, ce qui va tout de même avoir des conséquences.

 

Après 21 ans de vie rurale dont 19 dans la maison actuelle, je vais redevenir citadine!

 

Je quitte une grande maison pour un F3.

L 'orée de la forêt pour les bords de la Garonne.

L'herbe pour le bitume.

La corvée de bois pour le thermostat du radiant.

Les horizons lointains pour le mur devant le nez. 

Le ménage jamais fini pour quelques m² vite clean.

Le ciel pur plein d'étoiles pour l'étrange couleur orange par-dessus les toits.

Le jet d'arrosage pour la piscine privée.

L'espace pour le non-espace.

Les week-ends à bosser dehors et dedans pour les week-ends de loisirs.

Les p'tits cafés chez Ellisa pour des p'tits cafés dans les troquets désenfumés en sortant d'une expo?

Des soirées écroulés devant un DVD pour des sorties concert, boites de jazz, ciné, restau? 

 

Avantages, inconvénients, je vous dirai tout.  

J'emmène Chéri et Chat, que peut-il m'arriver de mal?

 

Conséquence collatérale: ce blog disparaitre, pour renaître ailleurs!

Je pars chez Hautetfort.

Mes notes sur le Japon sont en cours de rapatriement sur un site que j'ai commencé à créer, mais comme j'apprends tout du début et que je n'ai pas vraiment le temps, c'est un peu long...

Vous aurez tous les liens qui vont bien, je n'ai pas envie en plus du reste de perdre mes amis blogueurs! 

 Ajout du 08/03/08

Voilà mon futur blog est quasi prêt, C'EST ICI, alors à bientôt! 

 

 

 

 

 

 

mardi, 12 février 2008

J'ai été taguée

Tidoigts m'a taguée.

Les règles du jeu:

écrire le lien de la personne qui nous a taguée : voir plus haut
Préciser le règlement sur son blogue : voir ces quelques lignes

Mentionner six choses sans importance sur soi,
Trouver six autres personnes en mettant leur lien et prévenir ces personnes sur leur blogue respectif

 

Alors on y va

1) Là en écrivant je mange un soupe de chataignes avec des morceaux de tofu dedans, et j'aime ça. 

2) J'ai été carrément maigre toute mon enfance, et puis après mes deux accouchements, pendant 1 an-1 an et demi.

3) J'ai acheté une grosse cafetière/théière à piston en inox chez Ikéa, elle me sert pour les tisanes et le thé vert.

4) La nuit, j'aime respirer l'air froid de la fenêtre ouverte, bien au chaud sous la couette.

5) Je garde mes lentilles à la piscine, et je mets des lunettes étanches par-dessus pour nager sous l'eau.

6) J'utilise la douce et biologique teinture "Logona" couleur Sahara pour retrouver ma teinte de cheveux de jeune fille. Sinon ils sont vachement blancs mais j'aime bien aussi.

 

Bon, alors il faut trouver 6 personnes!

D'abord mes 2 nièces blogueuses (cousines, pas soeurs) Marion et Camille

Et puis Ellisa, qui je l'espère nous en fera une fête de mots enchantés! 

Après, euh... Loup Gris

et Maaz, puisque j'ai trouvé Loup Gris chez elle. (quoi c'est pas une raison? Ben si)

et enfin Rincevent  .

 

 

mercredi, 06 février 2008

Tokyo 07, J12 et retour

VENDREDI 25 AOUT 07

 

Ce matin on se lève tôt (7h30), car l'eau sera coupée de 9h à 12h pour nettoyer les citernes sur le toit (???): nous devons donc  être douchés avant!
Départ à 10h30 avec Frérot, direction: un magasin de musique conseillé par Yuki, au diable vauvert.

Nous visitons au passage une salle de pachinko. Le pachinko est une sorte de billard ou fleeper vertical et très bruyant, d'autant plus qu'une seule salle en contient, je sais pas, allez, huit rangées de 30? Il s'agit de propulser des billes et d'essayer d'obtenir des combinaisons gagnantes. Ce jeu semble être un sport national, pas du tout rentable mais irrésistible. (photo wikipedia)

 

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 Nous passons aussi par ici pour un p'tit café + toilettes:

 

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Le quartier est visiblement en pleine transformation: vieilles bicoques et immenbles neufs se côtoient:

 

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 petites rues et voies rapides aériennes superposées également!

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Mais nous voici enfin arrivés: ce magasin de musique est spécialisé en gagaku et vend tous les instruments, accessoires et partitions concernés. Je vois donc enfin un orgue à bouche! Hélas, le prix, bon, tant pis...

 

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Par contre je découvre le itchiriki, petit instrument à anche double, que j'avais très bien entendu en concert mais sans arriver à voir ce que c'était.  Le  vendeur me fait une démonstration, presque un cours: nous trempons l'anche dans du thé vert tiède, et je souffle dedans en pinçant bien: j'y arrive! J'en achète un en plastique, avec une méthode en japonais certes mais suffisamment imagée pour mon usage, et avec plein de morceaux en notation occidentale.

 

Frérot, lui, rêve devant un biwa:

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Nous mangeons dans un petit restau... indien, ça change. La cuisine me paraît très épicée, j'ai déjà perdu l'habitude!

 

Et nous prenons le train direction Ginza, (quartier des grands magasins), d'abord pour la grande librairie internationale  Maruzen, où je trouve un livre de photos pour Isa, et un autre de poterie pour Christian, des livres et papiers pour origami mais pas de livre pour enfant convainquant qui n'existerait pas en français.

 

Puis nous traversons l'avenue pour prendre un thé selon les indications de Haru, dans un salon de thé très chic: thé vert moussu froid et petit gâteau très japonais (= minuscule mais très nourrissant, en pâte de farine de riz avec un coeur  en pâte de haricot rouge. Ça peut paraître affreux décrit comme ça mais c'est délicieux!

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Puis passage rapide dans un grand magasin de CD, genre de FNAC locale, avec beaucoup de "musiques actuelles locales". Je trouve tout de même un CD de Kabuki et un autre de Gagaku.

 

Ensuite entre deux stations de métro nous visitons le siège d'Ariane Espace Japon, au 31ème étage d'un grand immeuble luxueux avec un Starbuck's café au rez de chaussée. (et des restaurants au sous-sol me dit Frérot qui doit savoir de quoi il parle)

 

Il me fait visiter son bureau et ceux de ses collègues: il n'y a  pas trop d'espace mais ici c'est normal. Il y a par contre une super vue sur Tokyo, la résidence du 1er ministre et le Palais Impérial.

 

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Je rencontre deux de ses collègues et une secrétaire qui nous fait un café et nous offre d'excellents gâteaux secs... japonais! c'est-à-dire de forme géométrique et lisses, pas comme chez nous où les industriels essayent de faire croire qu'ils les façonnent à la main.  Ils viennent de sa région d'origine dont je ne me rappelle pas du tout le nom et ont l'air renommés. 

 

Je visite aussi les toilettes qui ont un tableau de commande digne d'Ariane, dont un bouton pour déclencher des sons: musique ou bruit de ruisseau cascadant gaiement, pour masquer les vrais bruits naturels je suppose! 

 

Retour à Seijo. Nous achetons les billets de train pour aller demain à Narita , et je me balade un peu toute seule au soir tombant (18h) en faisant très attention de ne pas me perdre, et je ne me perds pas! Je me sens presque dans "mon" quartier et j'ai le coeur serrré de repartir en ayant été si bien accueillie et immergée, en ayant vu tant de choses, tant de gens. Tout en me sentant fondamentalement étrangère, je pense que je pourrais facilement vivre ici parmi ces tokyoïtes très occidentalisés.

 

Je rentre en criant « Tadaima! » fièrement comme il faut! ça veut dire "je suis de retour!" et c'est comme ça qu'on fait ici.

 

Bagages, tri et échanges de photos avec Frérot, re-bagages. Tout rentre dans le sac mais j'espère qu'il n'est pas trop lourd!

Repas délicieux préparé avec amour par Haru. Je vais regretter...

 

SAMEDI 26 AOUT 07 

Le lendemain nous nous levons tôt, je pèse mon sac... et en sors quelques kilos de documents pas vraiment utiles que Haru m'enverra par la poste.

 

Frérot m'accompagne. Dès la gare centrale de Tokyo, attendant le train pour Narita, je retrouve des visages occidentaux comme moi (j'en ai très peu vus pendant mon séjour), munis de gros bagages comme moi.

 

A l'aéroport il y a une foule incroyable, des files d'attente invraisemblables, c'est un peu la panique à tous les étages. Heureusement que Frérot est là, car je ne comprends rien aux annonces, même en anglais! Il eût fallu viser 3 heures d'avance plutôt que 2, mais finalement j'arrive à passer à temps à l'enregistrement. Frérot me laisse et je continue le parcours seule, tout est fléché sans problème.

 

A la porte d'embarquement en face de la mienne il y a un départ pour Beijing, et je saisis vraiment maintenant la différence d'accent! Le chinois est tout en glissandos ascendants et descendants sur un bon octave, et le japonais se parle presque tout droit, avec un ambitus de tierce, sans plus.  

 

Apparemment la panique de la salle d'embarquement s'est propagée car tous les avions ont du retard, le mien aussi.

 

Retour sans problème. les 11 heures passent vite. A Paris il fait beau et chaud et c'est plein de français roses et gras et pas élégants et je comprends toutes les conneries qu'ils disent, c'est bien triste.

 

A l'embarquement, les hotesses hallucinent de voir qu'au Japon, au pays de l'organisation parfaite, mon numéro d'enregistrement a été écrit à la main, au stylo, et non pas imprimé comme il se doit. Je leur dis d'un air blasé:"Ah oui ce matin c'était la panique à Narita!" comme si j'y allais tous les week-end! (pincement au coeur)

 

L'avion prend 3/4 d'heure de retard pour cause de bagages embarqués sans leurs passagers! La clim et mortellement froide et mon métabolisme déjà chahuté par le changement d'heure ne comprend plus rien à rien.

 

Et voilà, il est 20h45 quand je retrouve Toulouse, et l'ami Pierre venu me chercher. Par contre je ne retrouve pas mon sac: il est resté à Roissy, eh oui! Je le récupérerai le lendemain.

 

;;;;;;; 

 

Là se termine ce récit à rallonges. Je suis revenue depuis plus de 5 mois et tous mes souvenirs se mêlent en impressions enchantées. Il me semble tellement difficile de partager cette quintessence personnelle!

 

 

Alors je n'ai plus qu'un mot à dire, enfin deux: allez-y!   

dimanche, 13 janvier 2008

Mariage chinois

Mon fils et sa p'tite femme chinoise sont revenus de Chine...

Là-bas la famille de Mai-Zhen leur a organisé un mariage chinois traditionnel!

... dont une journée chez un photographe professionnel spécialisé qui leur a fait un book dément bourré de photos posées et retouchées avec fringues prêtées, maquillage, etc...

Je n'en reviens pas de voir ce que Mai-Zhen obtient de mon fils, habituellement  très réservé. 

Voici quelques unes de ces photos:

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samedi, 05 janvier 2008

Tokyo 07 J11: kabuki et danse trad.

JEUDI 24 AOUT 07

 

Ce matin, départ à 9h45 pour le Kabuki-za Theater! Le kabuki est un type de théâtre traditionnel, joué uniquement par des hommes cette fois, comme le nô. Je ne fais pas bien la différence entre le nô, le kyogen et le kabuki, le nô étant en principe plus savant, le kyogen étant un nô populaire, et le kabuki encore plus populaire??? En tous cas le dans le kabuki les acteurs ont un maquillage très élaboré (dans le nô et le kyogen ils portent des masques) et je crois que la principale différence est dans les sujets abordés; les musiques également sont différentes, le kabuki a son propre type d'orchestre comme j'y ai fait allusion dans ma note sur le riûteki, flûte de kabuki. Je vous renvoie à wikipédia d'où est tirée la photo suivante, pour de plus amples informations! 

L'acteur de kabuki  Otani Oniji II dans le role de Yakko Edobe, de Toshusai Sharaku, 1794:
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Le bâtiment déjà est bien particulier, d'autant plus qu'il est coincé entre des immeubles modernes.

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L'intérieur  fleure bon son antiquité boisée, et nous avons deux places dans la première loge!

la scène et son rideau:

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la salle en cours de remplissage (ce sera complet):
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La loge: entrée avec guéridon de bois laqué; puis un rideau de velours rouge; après le rideau, un tatami surélevé avec deux coussins et deux dossiers amovibles et souples, et un espace creu devant pour les jambes. On peut donc s'asseoir soit en traditionnel (à genoux), soit en moderne (assis comme sur une chaise). Le bord de la balustrade fait table, et une thermos d'eau chaude avec deux verres en carton comportant un système d'infusion pour le thé (vert of course) nous attendent.  Bois, velour. De l'autre côté de la salle il y un chemin d'entrée de scène surélevé qui va du fond de la salle jusqu'à la scène: le "chemin des fleurs", comme pour le nô, et qui permet aux acteurs d'entrer lentement.

Acteurs sur le chemin des fleurs, donc au milieu de la salle. Les loges d'en face de la nôtre s'arrachent à prix d'or car on peut voir les vedettes de tout près!

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Nous sommes à la représentation d'onze heures: il y en a deux autres, à 14h45 et 18h, et le tout forme le "Grand Kabuki". Je crois que certains spectateurs y passent la journée?

La première partie (de notre première partie, donc) est une pièce uniquement parlée, les effets sonores et musique sont enregistrés. C'est une histoire compliquée d'amour entre un souffleur de verre et une servante-princesse, mais celle-ci doit épouser le gouverneur anglais (moche et ridicule comme il se doit), et il y a un frère révolté, et tout et tout. Même avec le synopsis sous les yeux j'ai du mal à suivre! 

La princesse et le souffleur de verre dans son atelier:

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Safemme  qui pense à tout  nous a commandé un "pique-nique" pour l'entracte, qu'on nous dépose discrètement sur le guéridon d'entrée de la loge en temps et heure idoines.   A l'entracte donc, tout comme au Takarazura, tout le monde déballe sa boîte-repas, dite bento, apportée ou commandée ou achetée sur place, assis à sa place dans la salle, ça fait vraiment drôle! Et que je te tricote des baguettes dans les petits casiers... Frérot et moi avons une version luxe dans une boîte en bois laqué, pleine de petits trucs très bons, et de riz chaud. Dans la salle, il y des boîtes de toutes formes géométriques, et toutes divisées en petites cases avec des mini portions, mais au final ça fait des repas tout à fait suffisants! J'imagine la même chose en France, le dépotoir que serait la salle après l'entr'acte! Ici non, tout disparait proprement dans les petites boîtes, et en route pour la suite. 

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Deuxième partie: une histoire-prétexte avec beaucoup de morts, beaucoup de danses et les (très) longs cheveux noirs d'une femme coupés, ce qui semble être pire que la mort. Comme pour la première partie, le héros met un temps fou à mourir en se faisant hara-kiri et continue à chanter et à déclamer sans problème, on se croirait dans un opéra de Verdi!  Et ça hurle à la mort dans tous les coins, il faut dire qu'une petite armée se fait mettre en pièces.

C'est chouette comme tout, surtout que cette fois il y a des vrais musiciens sur lesquels j'ai la meilleure vue puisque ma loge est quasiment au bord de la scène et à la même hauteur! Je vois même leurs partitions: elles sont écrites en très gros, sans doute car on n'y voit goutte.

Ils sont installés sur trois niveaux: de haut en bas, une rangée de 4 shamisens, une  de 4 chanteurs, et au niveau du sol le flûtiste de rigueur et ses 3  percussionnistes. Il y en aura d'autres, épisodiques et planqués dans les coulisses: orgue à bouche, koto, gong...  

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Après la représentation nous rentrons à la maison et là ce sont les préparatifs pour la party organisée par Frérot et Safemme: comme ils ne m'ont pas trouvé de spectacle de danse traditionnelle, ils ont invité une amie à eux qui pratique cet art et va se produire chez eux, devant une dizaine d'invités. En fait ça leur a donné beaucoup de travail parce que Noe, la danseuse, a besoin de pas mal de choses pratiques: espace, éclairage, rideaux, sono... et une chambre pour se préparer avec coiffeuse et grand miroir... Belle-Soeur, son mari et son fils sont arrivés pour aider à la préparation.   Noe danse admirablement. Il fait très chaud et la pauvre dégouline sous son kimono traditionnel. Eventail, ombrelle, masques, elle nous propose un spectacle complet en deux parties.

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Je lui assure l'entracte (elle doit se changer et c'est pas une mince affaire) à la flûte (traversière occidentale, hein, hé ho!) en jouant deux pièces françaises: Marin-Marais et Debussy. Plutôt pas mal je pense, sauf quelques sons graves difficiles pour cause de patinage dus à la chaleur!  

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Ensuite les bento arrivent (eh oui, on peut en manger chez soi aussi!), et la soirée se poursuit en parlant français, anglais et japonais. C'est très sympa, il y a là des personnes bien intéressantes. J'ai en particulier un échange très touchant avec Yuki (ma petite prof de gagaku de la veille) qui me parle de mes musiques (je lui ai offert un CD) et de sa vie à réorienter.

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Il faut presque mettre les gens dehors, pourtant il n'y a pas de saké! En fait ce genre de soirée, c'est-à-dire être invité chez quelqu'un, se fait très rarement ici et les invités ne savent pas quand il est de bon ton de partir... donc ils restent! Frérot s'en sort en remerciant tout le monde à la cantonade et en leur souhaitant bon retour, ce qui est très bien pris alors qu'en France ce serait un peu malpoli. Il m'avoue après qu'il a dit aussi que j'étais très fatiguée... Nonmého! Mêm'pavré! 

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J'aime bien ces deux dernières photos où on voit (en haut) Lafemme de Frérot (à droite) et une amie s'apprêtant à boire une tasse de thé, et (en bas) Yuki buvant, dans une pose féminine typiquement japonaise: on tient la tasse d'une main par en-dessous et l'autre main tient le bord opposé: quand on boit cette main vient cacher la bouche. Je trouve ça furieusement classe et je me suis surprise à faire pareillement moi-même, c'est trop joli.
Je me couche heureuse mais tout à coup le coeur serré: plus qu'un jour, je repars après-demain!
(...à suivre)